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Archive pour le 12 avril, 2020

Un revenant – de Christian-Jacque – 1946

Posté : 12 avril, 2020 @ 8:00 dans * Polars/noirs France, 1940-1949, CHRISTIAN-JAQUE | Pas de commentaires »

Un revenant

Un homme revient à Lyon, après des années d’absence. Cette ville, il l’a quittée dans des circonstances dramatiques et troubles. Ses anciens amis, qui apprennent son retour, sont persuadés qu’il est là pour régler ses vieux comptes. Ce n’était sans doute pas si simple, mais les retrouvailles ravivent bien des blessures que tout le monde pensait bien guéries…

Christian-Jacque signe un beau film trouble et cynique à souhait. La première séquence, surtout, est un petit chef d’œuvre de mise en scène, avec des images de Lyon très stylisées, et l’arrivée du personnage joué par Louis Jouvet, immense. Une première scène visuellement splendide, histoire de préciser que le réalisateur n’est pas pour rien dans la réussite du film. Rythme parfait, tension palpable, excellente direction d’acteurs… Le film est à placer dans le haut du panier de la filmographie de Christian-Jacque.

Cette précision a du sens, tant la réputation du film repose essentiellement sur les dialogues, signés Henri Jeanson (en écrivant le scénario, ce dernier s’est inspiré d’une authentique affaire lyonnaise, dans les années 1920). Jeanson a, c’est vrai, un talent unique, et a plus d’une fois sorti des films de l’anonymat par des dialogues extraordinaires.

« En amour, l’éternité, ça n’a qu’un temps » lance ainsi un Jouvet parfait dans le rôle d’un homme confronté aux rêves du jeune homme qu’il fut. Une réplique restée célèbre. Moins célèbre, mais plus brillant encore, un dialogue entre le même Jouvet et Gaby Morlay, l’ancienne maîtresse qui croit encore en une seconde chance possible :
« J’ai l’impression de rêver.
- Moi de me réveiller. Dans ces conditions-là, on ne se rencontrera jamais. »

Un dialogue bien dans le ton du film, qui confronte constamment l’innocence d’autrefois à une réalité nettement plus cynique. L’arrivée de ce vieil ami devenu menace révèle des secrets bien enfouis et sème le trouble dans une famille bourgeoise, fissurant le bonheur apparent.

Admirable, Jouvet faisait son grand retour au cinéma avec ce film, après avoir passé les années d’occupation en Amérique du Sud. Superbe retour, qu’il allait confirmer avec ses films suivants, Les Amoureux sont seuls au monde (autres dialogues merveilleux d’Henri Jeanson) et Quai des Orfèvres, deux chefs d’œuvre.

 

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