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L’Ange noir (Black Angel) – de Roy William Neill – 1946

Classé dans : * Films noirs (1935-1959),1940-1949,NEILL Roy William — 10 avril, 2020 @ 8:00

L'Ange noir

Roy William Neill : un nom qui n’a pas laissé une trace majeure dans l’histoire du cinéma, si ce n’est pour avoir été le maître d’œuvre de la longue série des Sherlock Holmes avec Basil Rathbone. Son créneau : des polars noirs de série B qui atteignent rarement les 1h20, films de double programmes sans prétention et sans ambition débordante sur le papier.

Sauf que le gars a du talent, beaucoup de talent. C’est évident dans beaucoup de ses Holmes. C’est flagrant dans ce petit noir absolument formidable. Dès les premières secondes, le ton est donné : un incroyable mouvement de caméra nous emmène sans coupe apparente du regard de Dan Duryea sur le trottoir, jusqu’à l’intérieur d’un appartement quelques étages plus haut.

Ce plan, déjà, éveille les sens : cette petite production-là n’est pas si anodine… Et la suite est tout aussi enthousiasmante, que ce soit pour l’élégance et l’efficacité de la mise en scène, son audace aussi (une scène de révélation en forme de flash-back qui évoque Fritz Lang période noir), ou la force des personnages.

Dan Duryea, donc, alcoolique dont la femme a été assassinée et qui tombe amoureux de celle (June Vincent) qu’il aide à innocenter son mari, accusé du crime (vous suivez ?). Ou Peter Lorre, en propriétaire de cabaret tyrannique et plus nuancé qu’on ne l’imagine. Ou Broderick Crawford en flic droit et las.

Le scénario (d’après William Irish/Cornell Woolrich) ose les fausses pistes, et les ellipses assez spectaculaires, et l’idée de cette ébauche de love story alors que le mari est dans le couloir de la mort est franchement une curiosité.

Black Angel est passionnant, avec une fin qui devait être trépidante et rapide, mais que Neill étire à l’envi, accentuant la lenteur des réactions et des mouvements, ce qui rend la situation carrément étouffante (la vie d’un homme est en jeu).

Une petite perle noire, donc, qui sera aussi le chant du cygne de Roy William Neill : le réalisateur est mort prématurément, peu après la fin du tournage. Triste…

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