Play it again, Sam

tout le cinéma que j’aime

Archive pour février, 2020

Jenny – de Marcel Carné – 1936

Posté : 29 février, 2020 @ 8:00 dans * Polars/noirs France, 1930-1939, CARNÉ Marcel | Pas de commentaires »

Jenny

Premier long métrage de Carné, tourné juste avant l’ère des grands classiques, Jenny est un film nettement moins célèbre que Drôle de drame ou Le Jour se lève dans la longue collaboration entre Carné et Jacques Prévert. L’heure n’est pas encore au fameux réalisme poétique qui atteindra des sommets avec Hôtel du Nord, mais à un réalisme plus cru, avec moins de fards…

Jenny, qui donne son titre au film, c’est la grande Françoise Rosay. Ou plutôt la femme qu’elle est à la nuit tombée, lorsque la mère de famille digne et vieillissante qu’elle est devient la patronne d’un club très libertin, où les jolies jeunes femmes ne demandent qu’à être très gentilles avec les riches clients prêts à sortir leurs portefeuilles.

Quand sa fille revient d’Angleterre, où elle a vécu depuis l’adolescence, elle lui cache son vrai métier. Pour la jeune Danièle (Lisette Lanvin), sa mère est une bourgeoise bien comme il faut… Jusqu’au jour où elle découvre la vérité, et rencontre Lucien (Albert Préjean), sorte de gigolo qui vit de la générosité de sa mère…

Jenny s’annonce comme un drame amoureux qui va opposer mère et fille. Mais le film se révèle vite plus subtil que ça. Et c’est une série de portraits de personnages trop seuls que Carné filme. Tout est simple, semble-t-il, dans cet univers où il suffit de payer pour avoir des amis, une maîtresse, un amant… Mais personne n’est vraiment dupe : ni Charles Vanel, petit caïd qui brandit son pouvoir mais se consume d’amour pour Françoise Rosay ; ni Jean-Louis Barrault, qui s’invente un chien imaginaire parce qu’au fond, personne ne s’intéresse au bossu qu’il est ; ni Albert Préjean, gigolo repenti…

Au fond, seul le milliardaire joué par Le Vigan prend son argent vraiment au sérieux. Une posture qui, d’ailleurs, le coupe totalement du monde et de la réalité.

Superbe interprétation, musique très présente mais prenante de Joseph Kosma, et quelques beaux moments qui annoncent les chefs d’œuvre à venir : les amoureux qui regardent la brume sur le canal, ou cette dernière image de Françoise Rosay, seule dans le brouillard, déchirante.

Appaloosa (id.) – de Ed Harris – 2008

Posté : 28 février, 2020 @ 8:00 dans 2000-2009, HARRIS Ed, WESTERNS | Pas de commentaires »

Appaloosa

Des hommes de loi, un tueur qui attend son jugement, une petite ville presque tranquille, des règlements de compte… Western très classique sur le papier, que signe Ed Harris. Mais l’acteur réalisateur réussit là un film dense et original, qui trouve sa propre voie malgré les références incontournables à Rio Bravo ou Impitoyable.

Il y a quelque chose du chef d’œuvre de Hawks dans les rapports entre le shérif (Harris) et son adjoint (Viggo Mortensen), basés sur une confiance absolue que l’arrivée d’une femme ne peut pas dépasser. Et il y a quelque chose du chef d’œuvre d’Eastwood dans la manière dont Harris filme les silences, les moments en creux.

Et il y en a beaucoup, des moments en creux, dans ce western de l’attente. La violence est sèche, et souvent rapide (les héros s’en étonnent eux-mêmes après le grand affrontement, digne de OK Corral). Mais elle ne fait que renforcer la beauté de ces longs moments où il ne se passe rien, ou si peu.

Des regards, des silences, des habitudes qui évoluent presque imperceptiblement, des petits sourires. Les personnages flirtent tous avec les stéréotypes pour mieux surprendre, que ce soit celui de Renée Zellweger, le tueur joué par Lance Henricksen, ou le grand méchant Jeremy Irons. Tous déjouent les idées toutes faites et surprennent.

Mais c’est le tandem Ed Harris / Viggo Mortensen qui fait de Appaloosa un western aussi réussi et intense. Entre ces deux acteurs se passe quelque chose qui dépasse de loin les mots. Des repères solides pour l’un et l’autre, dans un monde où rien n’est vraiment à sa place, ce que souligne formidablement l’utilisation de la (belle) musique signée Jeff Beal.

Monsieur la Souris – de Georges Lacombe – 1942

Posté : 27 février, 2020 @ 8:00 dans * Polars/noirs France, 1940-1949, LACOMBE Georges | Pas de commentaires »

Monsieur la souris

Après le succès des Inconnus dans la maison, Raimu retrouve l’univers de Simenon, dans un film moins noir et moins intense (le premier était né de la collaboration de Decoin à la mise en scène et Clouzot au scénario, quand même), mais franchement réjouissant.

Le film de Lacombe atténue beaucoup la noirceur de Simenon, pour se concentrer sur l’intrigue policière, très prenante, et sur la prestation gourmande de Raimu. Dans le rôle d’un clochard à l’élégance très chaplinesque, témoin malgré lui d’un crime mystérieux, il en fait des tonnes, Raimu, mais avec cette humanité si entière, si forte, si émouvante qu’il sait incarner mieux que quiconque dans l’excès.

Alors oui, il cabotine, comme en roue libre. Du Raimu dans le texte, tel qu’on se l’imagine. Pourtant, ce personnage-là ne ressemble pas aux autres. Par sa manière de fermer son parapluie, par sa persévérance à garder le vouvoiement avec son compagnon d’infortune (Aimos, génial dans le rôle de Cupidon, l’autre clochard), par son élégance miteuse, Raimu incarne merveilleusement l’homme déchu mais toujours digne. Il y a dans sa prestation une nostalgie déchirante.

L’intrigue elle-même est efficace, mais pas renversante, basée sur des hasards et des raccourcis énormes. Qu’importe. Le plaisir repose sur les dialogues (signés Marcel Achard) et les personnages, moins caricaturaux qu’on pourrait le croire à première vue.

Un exemple : l’inspecteur de police Lognon, franchouillard et antipathique incarné par René Bergeron, dont la mesquinerie laisse peu à peu place à un sourire amusé et tendre. A l’image de ce chouette film méconnu.

Hangman (id.) – de Johnny Martin – 2017

Posté : 26 février, 2020 @ 8:00 dans * Thrillers US (1980-…), 2010-2019, MARTIN Johnny, PACINO Al | Pas de commentaires »

Hangman

Le Parrain, Serpico, Un après-midi de chien, Heat… et Hangman. Pacino touche le fond avec ce thriller de bas étage, pâle copie tardive de Seven, tourné à une époque où on ne pensait plus voir de pâles copies de Seven, tant le sujet a été rabâché dans les années 90.

Il a tourné beaucoup, et souvent n’importe quoi, Pacino, ces dernières années. Beaucoup de films indignes de son talent. Mais là… Pas envie d’en rajouter sur le film lui-même, au scénario très con (un tueur en série qui s’inspire du jeu du pendu), à la mise en scène épileptique, aux acteurs lambda (Karl Urban, bof), sans surprise et à peine efficace.

Il y aurait en revanche beaucoup à dire sur le choix d’Al Pacino, légende vivante qui se vautre dans un rôle qui n’est ni de sa trempe, ni de son âge. Gênant, même pour lui. Après ça, il enchaînera avec Tarantino et Scorsese, pour ses deux meilleurs films depuis plus de vingt ans. Sans doute lui fallait-il toucher le fond pour remonter à la surface !

Le Bourreau du Nevada (The Hangman) – de Michael Curtiz – 1959

Posté : 25 février, 2020 @ 8:00 dans 1950-1959, CURTIZ Michael, WESTERNS | Pas de commentaires »

Le Bourreau du Nevada

La première chose qui surprend dans ce western tardif de Curtiz, c’est le choix du noir et blanc, devenu plutôt rare dans le genre en cette fin des années 50 : c’est la même année qu’ont été tournés Rio Bravo et Les Cavaliers, pour ne citer qu’eux. Un choix d’autant plus curieux que le noir et blanc un peu terne évoque plus celui de la télévision naissante que les grandes heures d’Hollywood.

Visuellement, ce Hangman est indéniablement loin des chefs d’œuvre de Curtiz, dont on ne va pas faire l’interminable liste ici. Cela étant dit, le film ne manque pas d’intérêt. Et à part une propension pas désagréable mais assez gênante à filmer Tina Louise dans les tenues les plus sexys, avec des plongées qui mettent systématiquement en valeur sa poitrine généreuse… A part cette vision sexiste embarrassante, donc, le film s’avère une vraie réussite.

Et un western très original, même, porté par un Robert Taylor en marshall sans la moindre illusion sur l’espèce humaine. « Tout le monde a un prix, y compris vous et moi », lance-t-il à un shérif plus humain. Un personnage cynique et froid qui rend le film passionnant, parce qu’il ouvre la porte à tous les possibles, tous les drames imaginables. Curtiz s’en sert comme d’un contrepoint pour mettre la lumière sur la fraternité, thème récurrent dans son oeuvre.

Curtiz utilise très bien des décors vus dans des tas d’autres westerns, donnant un vrai souffle à une intrigue qui ne sort que rarement de la ville. Il le fait avec une certaine noirceur, mais aussi un humour bien présent : avec ce personnage exaspérant de vieille femme énamourée et ridicule, ou avec cette idée de relier Taylor et Tina Louise par des menottes dans le grand moment de bravoure du film…

Par moments, humour et gravité sont même intimement liés. C’est le cas lorsque Tina Louise, que le marshall Robert Taylor a fait venir en ville pour identifier l’homme qu’il recherche, déclenche toute une série de réactions démesurées chez les hommes qu’elle croise. Une scène qui semble tirée d’une comédie, mais dont l’enjeu dramatique est particulièrement fort : l’homme qu’elle est censée connaître va-t-il se trahir… ?

Plein de bonnes choses inattendues dans ce Curtiz méconnu.

Klaus (id.) – de Sergio Pablos – 2019

Posté : 24 février, 2020 @ 8:00 dans 2010-2019, DESSINS ANIMÉS, PABLOS Sergio | Pas de commentaires »

Klaus

Que voilà un dessin animé enthousiasmant ! Première réalisation de l’Espagnol Sergio Pablos, premier long métrage d’animation produit par Netflix. Bref, rien ne présageait une telle réussite, et un film si original.

Cette histoire d’un jeune héritier trop gâté qui se retrouve coincé dans une petite ville perdue au fin-fond du Grand Nord, dans une communauté divisée par une vieille querelle ancestrale, n’est pas en soi révolutionnaire. C’est l’éternelle histoire de rédemption et de découverte des sentiments les plus purs, dans les conditions les plus extrêmes.

Mais Sergio Pablos fait le choix d’une animation traditionnelle aux éclairages soignés, et d’un trait de dessin dynamique et moderne, avec des décors aussi simples que spectaculaires. Autant de choix esthétiques qui donnent au film une couleur très originale et très séduisante.

Il y a aussi un humour ravageur, beaucoup d’émotion, un rythme impeccable, et une pointe de méchanceté bienvenue. Surtout, il y a un scénario assez formidable, qui raconte quand même la naissance du Père Noël : comment le mythe est né, comment les rênes ont été choisis, et comment il est devenu universel, dans une vibrante ode à l’ouverture et aux différentes cultures.

C’est drôle, c’est surprenant, c’est intelligent, et c’est même profond. Ce blog ne se fait pas vraiment une spécialité du cinéma d’animation, mais ce Klaus s’installe tranquillement dans le haut du panier.

Un carnet de bal – de Julien Duvivier – 1937

Posté : 23 février, 2020 @ 8:00 dans 1930-1939, DUVIVIER Julien | Pas de commentaires »

Un carnet de bal

A la mort de son mari, auprès duquel elle a vécu quinze ans de luxe mais de solitude, une jeune veuve retrouve le carnet de son premier bal, celui de ses 16 ans. Elle décide de partir à la recherche de ses anciens aspirants, renouant avec les promesses de son passé pour tenter de se construire un avenir.

La démarche de Christine, jouée par Marie Bell, est inattendue : cette jeune veuve qui se raccroche tardivement à son pouvoir de séduction d’autrefois. Celle de Julien Duvivier est passionnante. Avec ce voyage sur les traces de son passé, le cinéaste s’offre une sorte de film à sketchs (une première dans le cinéma français), qui n’en est pas tout à fait un, mais dont les différents épisodes lui permettent de fascinantes ruptures de ton.

Il y a Raimu, truculent, et Fernandel, son éternel sourire sur les lèvres… Mais c’est Duvivier, et la légèreté cache toujours un fond plus grave. Quand il y a de la légèreté, ce qui est loin d’être toujours le cas. On s’en rend compte dès la première « escale » de Christine, avec cette mère (Françoise Rosay) qui vit dans le déni de la mort de son fils, rencontre terrible et bouleversante…

Il y a aussi l’ancien amoureux éconduit devenu homme d’église autant par dépit que par conviction (Harry Baur, superbe), cet ancien étudiant trop honnête devenu escroc à la petite semaine (Louis Jouvet, formidable), ou encore ce séducteur devenu guide de haute montagne (Pierre Richard-Willm)…

Chacune de ces rencontres égratigne un peu plus l’image que Christine avait gardé de son premier bal. Quel est le moment le plus dur ? Cette rencontre avec l’ancien médecin devenu faiseur d’anges, et véritable épave (Pierre Blanchar), que Duvivier filme avec d’étranges plans de travers ? Ou ce retour dans la salle de bal où Christine réalise à quel point ses souvenirs étaient idéalisés ?

Malgré la construction très séquencée, Duvivier donne à son film un mouvement d’une cohérence parfaite, comme un défilé de fantômes qu’il annonce dès les premières scènes, par une série d’images envoûtantes, d’une grande poésie : les ombres des danseurs qui se dessinent sur les murs, puis ces couples qui se lancent dans une valse intemporelle, avec un ralenti qui crée le trouble.

Un carnet de bal est une merveille, un film inoubliable qui est bien plus d’une suite de moments inoubliables. Ce qu’il est aussi.

La Présidente – de Fernand Rivers – 1938

Posté : 22 février, 2020 @ 8:00 dans 1930-1939, RIVERS Fernand | Pas de commentaires »

La Présidente

Le Ministre de la justice veut faire nommer à Paris le président d’un tribunal de province pour rapprocher la femme de ce dernier, dont il est tombé amoureux. Sauf que la femme dudit président n’est pas vraiment sa femme, mais une actrice. Et que la vraie femme a, de son côté, bien l’intention de tout faire pour obtenir une promotion à son mari…

Ajoutez à ça une jeune fille qui a oublié le français en apprenant l’anglais, un huissier à qui on ne cesse de demander le même travail, un majordome marseillais trop fier de ses origines, des quiproquos qui n’en finissent pas et des portes qu’on ouvre et qu’on claque sans cesse…

Fernand Rivers signe un pur marivaudage, tellement dans l’esprit du théâtre de boulevard qu’on s’attend à entendre les rires des spectateurs. A l’origine, il y a une pièce, bien sûr. Bien sûr, parce que Rivers ne fait pas grand effort pour sortir du canevas bien huilé de cette comédie, avec ses trois actes (et autant de décors), ses tirades en apartés, et ses intonations outrées…

Une fois, quand même, Rivers surprend et séduit, avec ce trucage rigolo montrant la silhouette de la jeune actrice (Elvire Popesco) qui se trimballe en miniature sur le bureau du président, illustration maline du fait que la belle hante ses pensées… Pour le reste, du rythme, des cris, beaucoup de dialogues à double-sens très portés cul, une vision bien lubrique de la politique et de la bourgeoisie, mais rien de très original.

Elvire Popesco est très bien en actrice pas si écervelée, Suzanne Dehelly en fait beaucoup dans le rôle de la vraie femme du président. Mais c’est ce dernier, André Lefaur, qui donne les meilleurs moments, avec sa gueule irrésistible de magistrat dont la dignité en prend un sacré coup…

L’Ascension de Skywalker / Star Wars, épisode IX (Star Wars : Episode IX – The Rise of Skywalker) – de JJ Abrams – 2019

Posté : 21 février, 2020 @ 8:00 dans 2010-2019, ABRAMS J.J., FANTASTIQUE/SF, FORD Harrison | Pas de commentaires »

Star Wars 9 L'Ascension de Skywalker

Avec l’épisode 7, JJ Abrams avait signé une suite à la fois réussie et trop, beaucoup trop respectueuse. Cinéaste de la déférence par excellence (et pas seulement pour Super 8, son hommage énamouré à Spielberg), l’homme ne s’est jamais départi de sa logique de créateur de séries TV. Tous ses films, ou presque, relèvent de cette logique, avec souvent le sentiment qu’il veut s’inscrire dans un tout plutôt que bousculer les codes.

Tout ça pour dire que, malgré un épisode 8 qui avait été une agréable surprise, cet épisode 9 ne présageait rien de franchement excitant. Le vague plaisir de retrouver une dernière fois Luke, Leia et Chewie, peut-être. Et un intérêt encore plus vague pour le destin réservé aux nouveaux héros qui, sans jouer les vieux cons, n’ont jamais réussi à faire oublier ceux de la trilogie originelle.

Dès les cinq premières minutes, Abrams surprend donc très positivement. Loin de l’aspect bien trop sage de sa première participation à l’univers de Star Wars, il ouvre cette conclusion par des images d’une noirceur abyssale. On sent d’emblée que la mort sera un élément central du film, et c’est bien à la mort que l’on doit les éléments les plus forts.

La présence de Carrie Fisher est, en soi, particulièrement troublante. L’actrice est morte avant le tournage de cet épisode 9, mais son personnage de Leia est bien présente, grâce à des scènes pas conservées dans les deux films précédents. A l’inverse, des personnages morts et enterrés sont de retour, pour de simples apparitions, ou pour des rôles centraux : ce sera même le grand méchant, qui rassemble une armée de morts sortant de l’ombre dans une séquence franchement impressionnante, qui ne ressemble à aucune autre de la saga.

JJ Abrams semble vouloir rattraper les erreurs de son épisode 7, à commencer par la disparition frustrante de Han Solo. Surtout, il ose ce qu’il n’avait pas oser auparavant : inventer de nouvelles formes, de nouveaux motifs. Il imagine l’affrontement à distance de deux Jedi, assez fascinant. Et filme une analogie troublante avec la nuit de cristal, dans cette scène nocturne sur la planète où Poe Dameron retrouve son passé, et où on découvre la population martyrisée par les troupes de l’Empire.

Finalement, les personnages historiques sont relégués à de courtes apparitions, toutes marquantes (on oubliera quand même le cadeau fait à Billie Dee Williams qui retrouve son personnage de Lando Calrissian pour ne pas en faire grand-chose). Et l’intrigue se resserre sur le trio formé par Rey (Daisy Ridley), Finn (John Boyega) et Poe (Oscar Isaac) et sur le duel fratricide entre Rey et Kylo Ren (Adam Driver). Deux aspects qui peinaient à convaincre vraiment jusqu’à présent, et qui prennent enfin une nouvelle dimension. Réjouissant.

La saga Star Wars

Sacramento (In Old California) – de William C. McGann – 1942

Posté : 20 février, 2020 @ 8:00 dans 1940-1949, McGANN William C., WAYNE John, WESTERNS | Pas de commentaires »

Sacramento

Après s’être évadé du purgatoire dans lequel il végétait depuis près de dix ans grâce à Stagecoach, John Wayne n’est pas tout de suite devenu le mythe que l’on connaît? C’est à la Republic qu’il a trouvé le plus de rôles durant ces années de guerre, dans des séries B fauchées, mais souvent très réussies.

Celle-ci ne fait pas partie du haut du panier. Wayne y interprète un jeune pharmacien qui s’attire les foudres du tout puissant maître de Sacramento, où il a décidé de s’installer. Passée la surprise de voir Duke en dandy de l’Est avec chapeau haut de forme, on voit vite que la psychologie des personnages ne sera pas le point fort du film.

Pas plus celle de Wayne, dont le principal trait de caractère consiste à plier des pièces de monnaie pour faire le malin, que celle du grand méchant joué par Albert Dekker, dont le principal trait de caractère est d’être très méchant… et très amoureux de la belle de l’histoire. C’est sans doute elle le personnage le plus intéressant, le seul en tout cas qui évolue vraiment au fil de l’histoire. Pas de bol : elle est jouée par Binnie Barnes, dont l’alchimie avec Wayne est assez discutable.

Discutable aussi, l’humour lourdingue que glisse McGann, cinéaste dont le talent, réel, s’exprime surtout dans les moments graves, rares et brefs. Il réussit particulièrement les scènes de foule, auxquelles il sait donner un caractère de menace. C’est surtout frappant dans cette belle scène où Wayne manque de se faire lyncher.

Mais la gravité est vite balayée par un trait d’humour potache pas très convainquant. Sympathique malgré tout, mais bancal avant tout…

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