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Archive pour le 25 novembre, 2019

Wall Street (id.) – d’Oliver Stone – 1987

Posté : 25 novembre, 2019 @ 8:00 dans 1980-1989, STONE Oliver | Pas de commentaires »

Wall Street

Il peut quand même être franchement bon, Oliver Stone. Et c’est décidément quand il s’attaque aux rouages les plus complexes du système ou de l’histoire américaine qu’il est le plus passionnant : quand il manipule les milliers de pages du rapport Warren pour en faire le film le plus enthousiasmant autour de l’assassinat de Kennedy (JFK, son chef d’œuvre), ou quand, comme ici, il décrit l’univers des traders et de la bourse new-yorkaise, avec son jargon totalement abscons et ses enjeux incompréhensibles.

C’est là que le talent du metteur en scène éclate. Pas tellement en rendant limpide ces enjeux et ce jargon (le magistral Margin Call de J.C. Chandor sera bien plus concluant sur ce registre): ils ne le sont pas. Mais en faisant ressentir l’opposition nettement plus simple du bien et du mal. Pour cela, Stone transforme ce drame boursier en quelque chose de parfaitement palpable : un jeune homme qui se construit est tiraillé entre les valeurs de son vrai père et l’attirance d’un père spirituel.

Le jeune homme, c’est Charlie Sheen, qui trouve l’autre rôle de sa vie devant la caméra de Stone, deux ans après Platoon. Le vrai père, et c’est une belle idée, c’est le vrai père de Charlie, Martin Sheen, très bien en incarnation de l’Américain moyen dans ce qu’il a de plus humble et généreux. Et l’autre, c’est bien sûr Michael Douglas, réjouissant en requin de la finance. C’est naturellement vers lui que va toute la lumière. C’est d’ailleurs lui qui décrochera l’Oscar.

Mais comme souvent, c’est dans l’ombre que se trouve la vraie valeur d’un film. Michael Douglas l’a bien mérité, son Oscar. Mais Charlie Sheen est assez remarquable dans un rôle nettement moins spectaculaire. Et ce qu’il y a de plus réussit dans le film, outre les scènes d’une énergie folle dans la salle des courtiers, c’est l’évolution toute en finesse du jeune loup plein d’ambition et d’arrogance, vers une libération pathétique.

Le message d’Oliver Stone est tranché, très tranché. On peut lui reprocher ce manichéisme et ce ton péremptoire que l’on retrouve souvent dans son cinéma. Mais c’est aussi sa force, cette colère et cette envie de s’engager, tout en signant un vrai spectacle. Avec Wall Street, il y arrive

 

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