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Le Gang des frères James (The Long Riders) – de Walter Hill – 1980

Classé dans : 1980-1989,HILL Walter,WESTERNS — 22 septembre, 2018 @ 8:00

Le Gang des frères James

Walter Hill a réuni à peu près tout ce qu’Hollywood comptait comme fratries pour son film sur les frangins les plus célèbres de l’Ouest : Stacy Keach et son frangin James (qui ont également participé au scénario) dans les rôles de Frank et Jesse James ; les Carradine qui jouent leurs sidekicks méconnus les Younger ; mais aussi Randy et le tout jeunôt Dennis Quaid qui interprètent les Miller, encore moins connus sous nos contrées si éloignées de l’Ouest sauvage. Même les assassins de Jesse James, les frères Ford, sont joués par de vrais frangins, Christopher et Nicholas Guest.

Ce parti-pris n’est pas révolutionnaire, mais il donne un petit quelque-chose en plus à ce western dont, bien sûr, on connaît d’emblée la fin. Walter Hill colle aux faits historiques qui ont si souvent inspirés des cinéastes, et pas n’importe lesquels : Henry King, Fritz Lang, Nicholas Ray… jusqu’à Andrew Dominik plus récemment, ils s’y sont tous collés. Hill, lui, choisit d’être au plus près de ses personnages, accordant la même attention à chacun d’entre eux, et jouant habilement avec leurs authentiques liens fraternels.

Pas besoin d’en rajouter pur sentir le poids de ces liens, et des racines, de la terre à laquelle ils sont viscéralement attachés, Randy Quaid conspuant constamment « les Nordiques », David Carradine souffrant du mal du pays dès qu’il quitte son état…

Amoureux sincère du western, genre qu’il revisitera régulièrement, que ce soit d’une manière frontale (Geronimo, Wild Bill) ou à peine déguisée (Extrême préjudice, Dernier recours), Hill filme un Far West formidablement reconstitué, qui sent la sciure, la boue et la poussière. Ses nombreux moments de bravoure sont particulièrement percutants, mais ce sont les moments en creux qui dominent curieusement : ceux où les bandits déjà mythiques baissent la garde (chacun à leur manière) devant des femmes dont ils sont désespérément amoureux (chacun à leur manière). Et qui leur font perdre tous leurs repères.

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