Sacré pétrin (A matter of loaf and death) – de Nick Park – 2008
Treize ans après A close shave, le dernier court métrage en date de Wallace et Gromit, et surtout trois ans après un long métrage qui a fait date (Le mystère du lapin-garou), Nick Park offrait à son duo vedette un quatrième court (le dernier à ce jour, en tout cas pour le cinéma). Le plaisir de les retrouver est certes intact, mais ce Sacré pétrin n’amène pas grand-chose à la gloire du studio Aardman.
Il y a quelques très beaux moments dans ce film, dont le titre original est un clin d’œil au cinéma de Michael Powell (A matter of life and death) : la scène du vélo lancé à toute allure, celle du lustre, et surtout l’affrontement final dans le grenier d’une maison transformée en moulin qui évoque furieusement celui de Frankenstein. Le cinéma d’épouvante classique reste une influence majeure de la saga.
Mais cette fois, il y a un arrière-goût de déjà-vu. Et si le film ne manque pas de rythme, il manque en revanche de surprise. Et de francs éclats de rire : on regarde ça avec un certain plaisir, mais avec le sentiment aussi qu’on aurait préféré revoir les précédentes aventures du duo.
* Le film est ressorti en salles fin 2017 dans une séance double-programme avec Rasé de près, sous le titre Wallace et Gromit : cœurs à modeler.
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