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Hook ou la revanche du capitaine Crochet (Hook) – de Steven Spielberg – 1991

Classé dans : 1990-1999,FANTASTIQUE/SF,SPIELBERG Steven — 12 février, 2018 @ 8:00

Hook

Hook marque une date importante pour Spielberg. A 45 ans, l’ancien golden boy referme ici toute une partie de sa carrière, où l’enfance tient une place prépondérante. Dire qu’il devient adulte en 1991 serait sans doute abusif : Spielberg a alors déjà signé des films qui témoignent de sa maturité, comme La Couleur pourpre. Mais c’est une période particulièrement riche et passionnante qui s’ouvre pour lui. Les deux films qui suivront lui vaudront ainsi son plus grand triomphe public (Jurassic Park) et sa plus grande reconnaissance critique (La Liste de Schindler).

Quant à Hook, il reste plus de vingt-cinq ans après un film mal aimé et sans doute mésestimé, qui mériterait d’être réévalué. Le film n’est certes pas un chef d’œuvre : Neverland a un aspect franchement kitsch, et on sent que Spielberg n’est plus tout à fait en phase avec ses « enfants maudits », dont il fait une sorte de version new age des Goonies (film qu’il avait produit) sans trop y croire. Mais dans l’affrontement entre ce Peter Pan qui a rompu avec son enfance, et son ennemi de toujours le capitaine Crochet, c’est toute la difficulté de devenir adulte qui semble résumée.

Le film est quand même basé sur une idée assez formidable : Peter Pan a décidé de quitter Neverland et de vieillir parce qu’il est tombé amoureux de la petite-fille de Wendy, son amour d’autrefois étant devenue une vieille dame. Devenu père à son tour, il a tout oublié de son passé, pour devenir la caricature de l’homme d’affaire qui n’a rien gardé de son esprit d’enfant. Hook respecte en cela parfaitement les thèmes abordés par J.M. Barrie dans son roman, qu’il prolonge même assez habilement.

Il y a certes une grande limite : en faisant de Peter un homme d’affaire à la fortune visiblement conséquente, le film simplifie et caricature le thème de la responsabilité paternelle, en évacuant toute notion financière. Mais Robin Williams fait un Peter très convaincant, et Dustin Hoffman est particulièrement réjouissant en Crochet dont la superbe dissimule mal l’aspect pathétique. Le duo qu’il forme avec Mouche (Bob Hoskins) est assez irrésistible.

Pas que du bon, donc, dans ce Hook qui occupe pourtant une place centrale dans la filmographie de Spielberg, et qui ne vaut pas le mépris amusé qu’on lui réserve le plus souvent.

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