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Starman (id.) – de John Carpenter – 1984

Classé dans : 1980-1989,CARPENTER John,FANTASTIQUE/SF — 4 novembre, 2017 @ 8:00

Starman

John Carpenter qui marche sur les traces de E.T. ? OK, ses films précédents ont été des échecs commerciaux, mais on n’a quand même un peu de mal à y croire. Pourtant, c’est bien ça : Starman est bel et bien une version « adulte » du triomphe de Spielberg. Vous remplacez les enfants qui découvrent un extraterrestre perdu loin de chez lui par une jeune veuve qui découvre un extraterrestre perdu loin de chez lui, et vous obtenez à peu près la même histoire.

Pour être tout à fait précis, notons quand même que Starman n’est pas uniquement un film opportuniste : son scénario et celui de E.T. circulaient en même temps. Et si celui-ci débarque sur les écrans deux ans plus tard, cela relève presque du hasard. Il n’empêche : les deux films sont étonnamment semblables, jusqu’à la manière, cynique, d’évoquer le fameux sens de l’hospitalité de la race humaine.

Et les premières scènes laissent un peu dubitatif. Carpenter, qui sort quand même d’une décennie de sans-faute, signerait une bluette à tendance psychédélique ? L’idée centrale du film est séduisante : l’extraterrestre qui débarque, parce que nous autres Terriens avons envoyé de chaleureuses invitations dans l’espace, prend l’apparence d’un homme mort depuis peu, et entraîne dans sa fuite la femme qui pleure ce dernier. Mais les premiers pas (au premier degré, « les premiers pas » de l’E.T.), et les moues enfantines de Jeff Bridges font craindre le pire.

Mais il se passe quelque chose d’assez inexplicable : le processus mental du spectateur suit remarquablement celui de la jeune veuve, jouée par Karen Allen. Forcément effrayée, voire hostile dans un premier temps, la jeune femme finit par s’attacher à cet étrange étranger à l’air si familier. Et c’est exactement ce qui se passe ici : il se dégage du film, et de chaque personnage, une telle sincérité, une telle empathie, que Starman commence à séduire.

Et Carpenter emporte définitivement le morceau lors de la belle scène du « diner », la nuit. Est-ce ce cerf qui reprend vie ? Le regard si bienveillant de cette serveuse à l’embonpoint généreux ? Ou justement les moues enfantines de Jeff Bridges ? A ce moment-là en tout cas, on plonge totalement dans les grands yeux de Karen Allen, et on les suit avec passion ces deux-là, dans leur improbable cavale vers… Vers quoi ? Une histoire d’amour impossible ? Une seconde chance ? Contre toute attente, Starman se révèle très beau. Une réussite inattendue…

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