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Double détente (Red Heat) – de Walter Hill – 1988

Classé dans : 1980-1989,ACTION US (1980-…),HILL Walter — 24 avril, 2017 @ 8:00

Double détente

Ça commence plutôt très bien, avec un Schwarzenegger en flic russe raide comme la statue de Lénine, qui file des mandales qui font vraiment mal, avant d’arracher la jambe (artificielle) d’un invalide, dans un geste joyeusement amoral (avant un revirement qui remet la morale à l’endroit, quand même).

Cinéaste brut et d’une virilité à l’ancienne, Walter Hill s’y connaît en matière d’action. Les morceaux de bravoure de Red Heat restent ainsi d’une efficacité radicale, presque trente ans après. En particulier cette belle poursuite à pied dans les rues de Moscou, et cet affrontement entre deux bus à Chicago, filmé comme un duel de western (genre dont Hill n’est jamais très loin).

Le rapport au western n’est pas anodin dans ce film post-guerre froide, qui raconte la cohabitation forcée entre un flic soviétique et un flic américain (James Belushi) aux méthodes radicalement différentes. Mais si le flic ricain est celui qui s’apparente le plus, a priori, à un cow-boy, c’est bien Schwarzenegger que Hill filme comme un héros de western, multipliant les clins d’œil à Clint Eastwood jusque dans ses expressions, et dans l’apparition d’un Magnum 44 (vous savez, the most powerful handgun in the world).

Red Heat est un pur film d’action des années 80, d’une certaine manière. Mais c’est aussi l’un des rares films du genre et de la période à ne pas tomber dans un manichéisme trop facile. L’année même où Stallone tourne un Rambo 3 qui enfonce le clou anti-soviétique de Rocky 4 (pas sa plus grande période, certes), l’autre monsieur muscle du cinéma américain joue les pionniers de la réconciliation, incarnant un pur produit du régime soviétique, humain et positif.

Les deux flics se retrouvent confrontés aux mêmes aberrations bureaucratiques (une critique pas bien fine de l’administration des deux pays), mais les différences ne sont pas gommées pour autant, comme le laisse entendre Schwarzie lorsqu’il lance un « Capitalism » accablé en regardant une pub à la télé. C’est même tout le sel de ce film, qui donne l’un de ces dialogues dont la filmo de Schwarzenegger est parsemée :

« En Chine, après la Révolution, ils ont réuni tous les drogués sur la place publique, et ils les ont abattus d’une balle dans la nuque.
- Ouais, ici nos dirigeants ne seront jamais d’accord.
- Abattez les d’abord. »

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