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Le Convoi sauvage (Man in the Wilderness) – de Richard C. Sarafian – 1971

Classé dans : 1970-1979,SARAFIAN Richard C.,WESTERNS — 14 avril, 2017 @ 8:00

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En 1820, dans le Grand Nord américain, un trappeur est laissé pour mort par ses compagnons après avoir été attaqué par un ours. Contre toute attente, il s’accroche à la vie, survit, et se met à traverser les centaines de kilomètres de nature sauvage qui le séparent de la civilisation, et des hommes qui l’ont abandonné.

Cette histoire, authentique paraît-il, a valu un Oscar à Leonardo Di Caprio en 2016. Mais 35 ans avant The Revenant, elle avait déjà été portée à l’écran, dans ce western hors normes absolument magnifique, porté par un Richard Harris intense et mutique, homme frustre dont le lent cheminement s’apparente à une extraordinaire renaissance.

L’impression est volontaire, Sarafian multipliant les signes évoquant cette renaissance : l’impressionnante séquence, muette, de l’accouchement de l’Indienne en pleine forêt ; ces gros plans sur les mains de Richard Harris qui renouent avec la vie au contact de l’eau ou de la terre ; ou ce superbe flash-back durant lequel le rude pionnier parle à ce futur enfant qu’il ne verra pas naître, lui donnant ses conseils de père en chuchotant devant le ventre de la mère…

Autant de scènes d’une beauté sidérante, dans un film qui donne constamment la plus grande place à la nature, pas vraiment hostile (c’est elle qui apporte la vie), mais rude et pleine de dangers. Une beauté âpre et infinie, qui souligne aussi la solitude de ces êtres qui la sillonnent, et l’absurdité de leur quête de richesse.

Cette absurdité est évidente dès la toute première image : celle d’un bateau traversant les grandes étendues du continent nord-américain, loin de toute voie navigable. Un bateau tiré avec peine par les hommes et les mules, et sur lequel se dresse la fascinante figure du capitaine interprété par John Huston, l’un de ses plus beaux rôles : celui d’un homme qui s’accroche à un passé peut-être glorieux, et qui fait face douloureusement à sa décision d’abandonner l’homme qu’il considérait comme son fils.

Ancien documentariste, Richard C. Sarafian sait merveilleusement filmer la nature. Son film, superbe, est une ode passionnée au mystère de la vie.

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