Play it again, Sam

tout le cinéma que j’aime

Flight (id.) – de Robert Zemeckis – 2012

Classé dans : 2010-2019,ZEMECKIS Robert — 11 mars, 2017 @ 8:00

Flight

Ça commence fort : un pilote de ligne porté sur la bouteille et la cocaïne prend les commandes d’un avion qui finit par partir en couilles en plein vol. La seule solution pour éviter le crash en pleine zone urbaine : retourner l’appareil et voler sur le dos, pour enrayer la chute avant de tenter un atterrissage sur le ventre. La suite : le long combat dudit pilote contre les enquêteurs… et sa propre culpabilité.

La construction dramatique ressemble fort à celle de Sully, basé lui sur une histoire vraie. Mais Zemeckis n’est pas Eastwood. Et pour le coup, la comparaison fait bien mal à ce Flight qui, dès la toute première scène, chausse des sabots bien lourdingues. Il est bien sympathique, ce film, assez passionnant et plutôt bien ficelé. Mais tout est trop lourdement souligné, avec d’énormes ficelles et rebondissements que l’on voit venir de loin. Comme ce gros plan sur une mignonnette autour de laquelle on aurait presque l’impression de voir des signaux lumineux annonçant : « me quittez pas des yeux, finalement il va me prendre ».

Bref, on a vu des films plus délicats sur les conséquences d’un crash (Sully, justement), mais aussi sur l’alcoolisme, qui est finalement le véritable sujet du film. Zemeckis est un cinéaste supérieurement sympathique. Eh, c’est quand même à lui qu’on doit Retour vers le Futur ou Qui veut la peau de Roger Rabbit. Rien que ça, ça mérite le respect. Mais pour son retour à un cinéma en prises de vues réelles (après de longues années à expérimenter le motion capture), le sujet qu’il choisit est peut-être trop sérieux pour lui.

Reste le portrait, pas délicat mais beau tout de même, d’un salaud attachant, un alcoolique cynique interprété par un Denzel Washington très convainquant, qui suivra le même chemin que son avion : après une chute libre qui le précipite vers le sol (il s’y vautre d’ailleurs à plusieurs reprises), il finira par redresser la barre in extremis et par prendre le chemin de la rédemption (on est en Amérique, et Dieu est omniprésent, jusque dans les causes officielles d’un crash). Pas léger, non, mais efficace.

Pas de commentaire »

Pas encore de commentaire.

Flux RSS des commentaires de cet article.

Laisser un commentaire

 

Kiefer Sutherland Filmographie |
LE PIANO un film de Lévon ... |
Twilight, The vampire diari... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | CABINE OF THE DEAD
| film streaming
| inderalfr