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Armored Car Robbery (id.) – de Richard Fleischer – 1950

Classé dans : * Films noirs (1935-1959),1950-1959,FLEISCHER Richard — 23 septembre, 2016 @ 8:00

Armored Car Robery

En à peine plus d’une heure, Fleischer signe un modèle de polar, dans la lignée de ce mini-genre dont il fut l’un des maîtres avec Anthony Mann, très loin des codes du « film noir » tel qu’on le représente souvent : un polar sec et réaliste, qui évite toute représentation héroïque ou romantique du flic ou du bad guy. Une sorte de cinéma vérité avant l’heure… et avec style.

L’histoire est simple : un braquage de camion blindé qui se termine dans le sang, l’enquête besogneuse de policiers déterminés, et la cavale des braqueurs… C’est simple, et ça a été vu mille fois. Mais tout repose sur la manière dont Fleischer filme ça : en faisant bien garde d’éviter tout sentiment d’extraordinaire.

Le flic a le charisme et la carrure de Charles McGraw (figure incontournable du genre alors, que ce soit chez Mann ou Fleischer qui le retrouvera pour L’Enigme du Chicago Express), mais son enquête n’a de spectaculaire que sa conclusion. Pour y arriver, le fillm souligne les interminables surveillances, les coups de pouce du destin, et surtout cette approche quasi-scientifique déjà avec l’étude minutieuse des scènes de crime, rarement montrée à l’écran à cette époque.

Côté méchants aussi, la banalité est de mise, avec un William Talman présenté dans les premières scènes comme une légende du braquage, et qui finalement doit faire avec ses propres bourdes et imperfections, et avec ses mauvaises décisions aux conséquences définitives…

Bien sûr, comme beaucoup de films de cette mouvance quasi-documentaire, la police en sort grandie, et le réalisateur appuie sur le dévouement sans faille de ces hommes qui sacrifient tout. Mais sans angélisme, et sans en faire des surhommes pour autant.

Mais c’est avant tout un vrai film de genre, pas une ode à la police et à son dévouement quotidien. Fleischer signe ainsi quelques séquences réellement mémorables : celle du braque notamment, mais aussi celle quasi-muette de l’entrepôt, chef d’oeuvre de construction et de suspense.

Un petit film, par le budget et par le métrage, mais du grand cinéma.

Un commentaire »

  1. Kermite dit :

    Oui, un petit film réalisé avec peu de moyens, mais un style très personnel qui s’affirme avec brio et fait de ce polar nerveux une totale réussite. À noter que le très joli coffret sorti dans les éditions Montparnasse dispose en bonus des somptueuses analyses de Bertrand Tavernier, d’une justesse confondante.

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