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Les Flèches brûlées (Flaming Feather) – de Ray Enright – 1952

Classé dans : 1950-1959,ENRIGHT Ray,WESTERNS — 21 septembre, 2016 @ 8:00

Les Flèches brûlées

OK, Ray Enright n’est pas le plus grand cinéaste du monde, et les scènes en creux manquent parfois de rythme. OK, malgré toutes les fausses pistes que le scénario cherche à semer, on devine dès qu’on le voit l’identité du grand méchant. OK, Victor Jory, dans le rôle du méchant donc, n’a pas le charisme qu’il faudrait.

N’empêche, il y a de bien beaux moments et de bien belles idées dans ce western porté par un Sterling Hayden formidable en fermier lancé dans une quête obstinée, à la recherche du bandit masqué qui, accompagné d’une bande d’Indiens, a tué son ami et détruit son exploitation. Il y a notamment quelques scènes d’action remarquablement tendues, comme ce gunfight dans un saloon aussi bref que brutal, qui dégage une violence sèche impressionnante.

De la même manière, l’affrontement entre la cavalerie et les Indiens en terrain découvert est un grand moment de bruit et de fureur. Tout n’est pas de ce niveau, c’est vrai, et il y a comme un air de déjà vu dans la dernière séquence d’action, l’assaut d’une sorte de village troglodyte perché dans les montagnes (et je ne parle pas des bagarres où les acteurs sont remplacés par des doublures qui ne font pas même mine de se dissimuler). Mais côté action, Flaming Feather s’en tire largement avec les honneurs.

Autre bon point : les deux rôles féminins, en particulier celui de Carolina, interprété par Arleen Whelan, qui réussit constamment à semer le trouble sur un personnage tantôt détestable, tantôt touchant. La douce Barbara Rush est moins surprenante, mais représente un contrepoint parfait à la piquante Arleen.

Enfin, la relation de méfiance et de respect, et le défi que se lancent les soldats de la cavalerie d’un côté (menés par Forrest Tucker), et le justicier solitaire de l’autre (Sterling Hayden) offrent une sorte de fil conducteur plein de dérision et assez réjouissant.

Bien de quoi oublier la fadeur de certaines séquences et le rythme inégal, dans cette petite production d’à peine 1h15 bourrée de rebondissements et de belles idées.

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