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Archive pour le 12 janvier, 2016

Les Avatars de Charlot (Triple Trouble) – de Charles Chaplin et Leo White – 1915-1918

Posté : 12 janvier, 2016 @ 9:00 dans 1895-1919, CHAPLIN Charles, COURTS MÉTRAGES, FILMS MUETS, WHITE Leo | Pas de commentaires »

Les Avatars de Charlot

Titre alternatif (VF) : Charlot chemineau

Début 1916, Chaplin a fait ses adieux à la Essanay. Mais pour les dirigeants de cette dernière, voir partir la poule aux oeufs d’or a visiblement été difficile à accepter. A peine la star avait-elle franchi la porte qu’ils remontaient et dénaturaient l’un de ses derniers films (A Burlesque on Carmen). Un peu plus de deux ans plus tard, la Essanay va même jusqu’à sortir sur les écrans un « nouveau film » de Charlot…

Mais Triple Trouble est un pur produit marketing, un montage un rien foutraque mais finalement pas désagréable de plusieurs séquences qui n’avaient rien à voir entre elles : quelques scènes tirées de Work, l’un des courts métrages tournés en 1915, des images rescapés de Life, le projet de long métrage abandonné de Chaplin, ainsi qu’une poignée de plans et surtout une longue séquence coupée de Police, le dernier film tourné pour la Essanay.

C’est cette dernière séquence qui fait tout l’intérêt de Triple Trouble : il s’agit d’une scène se déroulant dans l’asile de nuit dont Charlot se fait renvoyer dans Police tel qu’on le connaît, mais où il devait initialement retourner. Chaplin avait en tout cas tourné une longue séquence dans cet asile, qui avait finalement été abandonnée dans le montage définitif.

Pour assurer une sorte de continuité entre ces éléments disparates, le réalisateur Leo White a été chargé de tourner quelques plans de raccords, en faisant appel à quelques acteurs présents dans Work ou Police. En résulte une curieuse historique de savant, de bombre nouvelle génération, d’espionnage et de vol. Un pur prétexte.

Charlot cambrioleur (Police) – de Charles Chaplin – 1916

Posté : 12 janvier, 2016 @ 8:00 dans 1895-1919, CHAPLIN Charles, COURTS MÉTRAGES, FILMS MUETS | Pas de commentaires »

Charlot cambrioleur

Titres alternatifs (VO) : Charlie the burglar ; Charlie in the police ; The Housebreaker

C’est le Chaplin des grands chefs d’œuvres qui se profile avec Police, dernier film tourné par la star pour la Essanay. Dès la séquence d’ouverture, on sent que, comme dans tous les grands films qui vont suivre, le rire va être teinté de gravité, et que la comédie est ancrée dans une réalité sociale forte.

Et puis le film confirme l’impression laissée par Burlesque on Carmen, tourné quelques semaines plus tôt : Chaplin le cinéaste s’impose de plus en plus devant Chaplin le gagman. Visuellement, Police est plein de belles trouvailles, de plans très construits, inédits jusqu’alors. Le plus marquant : les ombres de Charlot et de son comparse cambrioleur qui se dessinent sur un mur, et qui nous font deviner la nervosité du personnage qui joue une nouvelle fois avec son chapeau.

Chaplin peaufine encore son vagabond, donnant une importance grandissante aux accessoires incontournables : ce fameux chapeau qu’il fait rouler sur son bras, image devenue mythique ; et cette canne qui semble par moments avoir sa vie propre, inépuisable source de gags.

Au-delà des gags, Police est surtout un modèle de narration, d’une inventivité de chaque instant. Chaplin ne se contente plus d’enchaîner les effets comiques, il construit son film, dans une sorte de mouvement perpétuel très inspiré.

Chaplin clôt sa période Essanay avec une petite merveille, qui annonce sur le fond et sur la forme ce qui fera la grandeur de son cinéma durant les années et les décennies à venir.

 

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