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Archive pour le 14 décembre, 2015

Les Aventuriers de l’Arche perdue (Raiders of the Lost Ark) – de Steven Spielberg – 1981

Posté : 14 décembre, 2015 @ 4:55 dans 1980-1989, FANTASTIQUE/SF, FORD Harrison, SPIELBERG Steven | Pas de commentaires »

Les Aventuriers de l'Arche perdue

Steven Spielberg invente le film d’aventures non-stop avec ce premier Indiana Jones. L’histoire est connue : imaginé par George Lucas, porté à l’écran par le roi du pop-corn movie, le personnage est un hommage aux grands serials des années 30 à 50, ces ancêtres des feuilletons télé dont chaque épisode se terminait par un « cliffhanger » toujours plus improbable et spectaculaire…

Les Aventuriers de l’Arche perdue est construit comme tel, comme une succession ininterrompue de morceaux de bravoure, avec un héros capable d’affronter tous les dangers, tous les ennemis… jusqu’à faire face à une armée entière, celle du IIIe Reich, incarnation du Mal absolu. Le sujet du film est on ne peut plus simple: c’est l’éternel affrontement du bien et du mal, dans sa forme la plus manichéenne, et la plus divertissante. Un pur plaisir de cinéma totalement assumé.

Le réalisme et la vraisemblance n’ont pas droit de cité ici : on est clairement dans le mythe cinématographique. D’ailleurs, dès sa première apparition à l’écran, Harrison Ford / Indiana Jones est filmé comme tel : un mythe, dont l’entrée en scène doit être aussi marquante que celles de Sean Connery en James Bond dans Dr No, ou de Bogart alias Rick dans Casablanca. Pas étonnant que le personnage soit devenu presque instantanément l’une des figures populaires les plus immédiatement identifiables, l’un des symboles les plus universels du cinéma… avec un certain Charlot.

Figure déterminée sortant de l’ombre, silhouette découpée dans le soleil levant… La mise en scène de Spielberg ne cesse de sublimer cet « archéologue » dont la véritable occupation est à vrai dire « héros ultime ». Mais si le personnage est à ce point mythique, il le doit aussi à son interprète : lorsque Harrison Ford, chemise ouverte sur un poitrail en sueur, remet son Fedora sur sa tête, c’est un véritable miracle qui se produit. Indiana Jones est le rôle de sa vie, c’est rien de le dire.

Quant à ce premier film, le meilleur de la saga, il reste l’un des chefs d’œuvre de Spielberg, un film totalement décomplexé, un immense bonheur de cinéphile, dont le plaisir reste le même vision après vision. If adventure has a name, it must be Indiana Jones…

* Voir aussi : Indiana Jones et le Temple mauditIndiana Jones et la Dernière Croisade, et Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal.

LIVRE : La Fille derrière le rideau de douche (The Girl in Alfred Hitchcock’s shower) – de Robert Graysmith – 2010

Posté : 14 décembre, 2015 @ 12:49 dans COPPOLA Francis Ford, CURTIS Tony, HITCHCOCK Alfred, LIVRES | Pas de commentaires »

La Fille derrière le rideau de douche

Robert Graysmith s’est fait un nom avec deux livres-enquêtes consacrés au fameux tueur du Zodiac (qui a sévit dans l’Amérique des années 60 et 70), livres adaptés par David Fincher. Avec La Fille derrière le rideau de douche, l’auteur se lance dans une autre enquête, plus inattendue, et cherche à retracer le parcours de la jeune femme qui a doublé Janet Leigh pour la scène de la douche dans Psychose.

Elle s’appelle Marli Renfro, a totalement disparu de la circulation depuis des décennies, et Robert Graysmith avoue éprouver pour cette pin-up dont les courbes sont dans la mémoire de tous les cinéphiles (grâce à Hitchcock) une véritable fascination depuis son adolescence. Il affirme aussi avoir pensé à ce livre depuis des décennies…

Cette fascination est palpable, et contagieuse, à travers les 450 pages de ce livre-portrait qui fait revivre une période passionnante de libération sexuelle. Adepte du naturisme, beauté totalement décomplexée, modèle pour grands photographes et pour magasines de charmes, figure centrale et inconnue de l’une des séquences les plus célèbres de toute l’histoire du cinéma… Marli Renfro est un personnage effectivement assez fascinant, dont le parcours accompagne à la fois la disparition du vieux Las Vegas, l’âge d’or des magazines de charme, et la naissance du Nouvel Hollywood.

Robert Graysmith a en fait une double ambition : parallèlement au parcours de Marli Renfro, il raconte celui de Sonny Busch, sorte de double (bien réel celui-là) de Norman Bates, dont la fascination pour le film d’Hitchcock aurait libéré les pulsions meurtrières. Partant d’un malentendu colporté par la presse il y a quelques années (selon laquelle Marli Renfro aurait été assassinée par ce tueur, ce qui s’est révélé faux), l’auteur crée un faux suspense construit de toutes pièces autour de ces deux êtres dont les destins seraient irrémédiablement liés par le film d’Hitchcock. Une manipulation du lecteur qui convient mal à l’exercice de l’enquête.

Autre limite du livre : la propension de Graysmith à répéter à l’envi ses impressions, et à appuyer lourdement sur les messages qu’il veut faire passer (combien de fois répète-t-il que Marli est une femme totalement libérée et sans vanité ?). Comme s’il ne faisait confiance ni à l’intelligence du lecteur, ni même à sa propre écriture…

Dommage, parce que le parcours de la belle Marli est passionnant, et peuplé de belles (ou moins belles d’ailleurs) rencontres, de Hitchcock au jeune Coppola (avec qui elle tourne son premier film, Tonight for Sure) en passant par Tony Curtis ou Steve McQueen. Son parcours, au début de ces années 60, n’avait pas besoin de l’alibi du polar…

* La Fille derrière le rideau de douche, de Robert Graysmith, Le Livre de Poche.

 

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