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Archive pour le 21 août, 2015

Ange en exil (Angel in exile) – d’Allan Dwan et Philip Ford – 1948

Posté : 21 août, 2015 @ 4:39 dans * Films noirs (1935-1959), 1940-1949, DWAN Allan, FORD Philip, WESTERNS | Pas de commentaires »

Ange en exil

Ce petit film sans grand moyen a, a priori, tout du nanar à prendre au troisième degrés. Et c’est vrai que ce village mexicain qui semble tout droit sorti d’un rêve à la Brigadoon, où tout n’est que bonté et amour, et dont le médecin joué par l’excellent Thomas Gomez est l’être le plus charitable du monde (et de tous les temps), pourrait au mieux faire sourire…

Mais ce serait sans compter avec le talent de Dwan, cinéaste généreux dont l’honnêteté et le formidable savoir-faire sont capables de faire passer à peu près n’importe quelle situation. Si bien qu’on y croit, à ces personnages improbables. Et qu’on l’attend, cette rédemption promise au gangster (joué par John Carroll, comme toujours irréprochable mais un peu falot) qui se réfugie dans les montagnes pour échapper à ses anciens complices et à la police.

Philip Ford, le neveu de John (le fils de Francis, donc), est crédité au générique comme co-réalisateur. Il semble toutefois qu’il n’ait réalisé qu’une poignée de scènes, remplaçant Dwan au pied levé durant quelques jours. Le film porte en tout cas bien la marque du futur réalisateur de The River’s Edge, autre très beau film fauché sur un thème similaire (le gangster confronté à un environnement naturel qu’il ne maîtrise pas).

Sur ce thème, d’ailleurs, on jurerait que Cimino s’est inspiré de Angel in exile, lorsqu’il a écrit son Canardeur. Même si le film de Dwan affiche un romantisme et une innocence bien à lui, on y retrouve les mêmes ressors dramatiques (les deux tandems de gangsters et la recherche du magot), et la même exhaltation de la nature.

Un coeur en hiver – de Claude Sautet – 1992

Posté : 21 août, 2015 @ 4:35 dans 1990-1999, SAUTET Claude | Pas de commentaires »

Un cœur en hiver

C’est l’un des plus beaux films de Sautet. L’un des plus opaques, aussi, parce qu’entièrement basé sur un personnage fermé aux autres et à la vie. Daniel Auteuil, dans l’un des rôles de sa vie, fascinant en homme qui s’évertue systématiquement à rester « en dehors ».

Promis à une grande carrière de violoniste, il préfère rester dans l’ombre des musiciens dont il répare les instruments. Génial dans son métier, il s’efface derrière son patron (André Dussolier) qui le protège dans la lumière. Un éternel spectateur incapable d’entrer pleinement dans la vie, et qui en est pleinement conscient… et content.

Cet homme à la fois tragique et séduisant, touchant et détestable, ne ressent rien, ou si peu. Son patron-associé le considère comme son meilleur ami? Lui le laisse penser, mais ne voit dans leur relation qu’une association utile et efficace. Et quand la belle et grande violoniste Emmanuelle Béart tombe amoureuse de lui, on se dit qu’il va vibrer. Quand même, elle est sublime et sensuelle, et pleine de vie…

Du portrait d’un homme froid jusqu’à la cruauté, et austère jusqu’à l’excès, Sautet tire un film chaud, vibrant, et plein de vie. La prestation d’Emmanuelle Béart n’y est pas étrangère, contrepoint parfait de cet homme qui prend tout, mais refuse tout en même temps. Entre ces deux-là, pourtant aux antipodes, il y a une sorte d’évidence : celle de tous les très grands couples de cinéma.

Retour vers le futur 2 (Back to the future, part 2) – de Robert Zemeckis – 1989

Posté : 21 août, 2015 @ 4:31 dans 1980-1989, FANTASTIQUE/SF, ZEMECKIS Robert | Pas de commentaires »

Retour vers le futur 2

Toujours aussi réjouissante, cette suite au scénario assez génial. Tourné quatre ans après, le film prolonge pourtant directement le premier, avec une séquence pivot (celle de la DeLorean qui s’envole) qui a dû être retournée, Elisabeth Shue ayant remplacé Claudia Wells dans le rôle de Jennifer.

Contrairement au film de 1985, plus linéaire, celui-ci joue à fond sur les possibilités du voyage dans le temps, multipliant les allers-retours, les époques, les paradoxes temporaires, et les périodes alternatives. Avec bien quelques facilités, voire une grosse impossibilité : après « l’emprunt » de la machine par le vieux Biff, le retour aurait dû se faire dans le futur alternatif, Marty et Doc auraient donc dû se retrouver coincé. Vous suivez ? Bof, qu’importe… Tout le plaisir de ce deuxième opus repose sur cette impression de mouvement perpétuel, et sur le bordel créé par les voyages de nos héros.

Après 1955, cap donc sur 2015. Amusant, donc, de découvrir cette année vue par les scénariste d’il y a vingt-cinq ans. Forcément, cette partie, certes cultissime, accuse son âge, et le décalage avec le vrai 2015. Pas tant par rapport aux looks ou aux quelques innovations (assez rares finalement, à part la voiture volante, le manteau auto-séchant ou la pizza déshydratée) que par rapport aux quelques effets spéciaux « futuristes », comme ce croquignolet requin en 3D.

Mais comme dans le premier film, cette suite privilégie largement les personnages aux effets spéciaux, assez anecdotiques. Et puis cette nostalgie des années 80 qu’il met en scène n’est pas si loin de la réalité. N’empêche, c’est lorsque nos personnages se retrouvent une nouvelle fois propulsée en 1955, durant l’action du premier film, que Retour vers le Futur 2 devient réellement brillant, et unique en son genre.

Là, Zemeckis et ses scénaristes poussent à fond la logique ludique de la série, et l’art de l’auto-citation. Tout en reproduisant un suspense aussi réussi que dans le premier film, cette suite s’imbrique directement dans l’action du film de 1985, le danger étant de remettre en cause ce que les personnages avaient accompli auparavant. Un brillantissime jeu de chassé-croisé complexe, jouissif, et parfaitement maîtrisé.

* Voir aussi Retour vers le futur et Retour vers le futur 3.

 

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