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Un shérif à New York (Coogan’s Bluff) – de Don Siegel – 1968

Classé dans : * Polars US (1960-1979),1960-1969,EASTWOOD Clint (acteur),SIEGEL Don,WESTERNS — 1 juillet, 2015 @ 13:27

Un shérif à New York

Premier film tourné par Clint Eastwood avec Don Siegel (quatre autres suivront), et clairement le plus faible, même s’il ne manque pas d’intérêt. Ne serait-ce que pour le rôle qu’il joue dans l’oeuvre eastwoodienne, malin trait d’union entre le western dont il était alors la vedette la plus en vue, et le polar urbain dont il deviendra l’incarnation absolue sous la direction du même Siegel.

Les premières images jouent de cette transition. Dans un décor typique de western, désert de sable et de poussière, un Indien est en fuite. A sa poursuite : un shérif qui ne tarde pas à apparaître… au volant d’une jeep. Nous sommes dans l’Amérique la plus profonde, en Arizona. Et le shérif en question est un type coriace, qui a la dégaine de Clint, et a le sens du devoir chevillé au corps, jusqu’à ce qu’il croise la première jolie fille venue.

Pas un grand flic, donc. Un plouc queutard que son supérieur envoie à New York pour extrader un détenu, détenu qui se fait la malle dès que le shérif Clint lui met la main dessus. Mine de rien, ce film permet à Eastwood de donner un premier coup de griffe à son image de héros infaillible. Léger, le coup de griffe : il reste le héros pur et brave.

Mais Coogan arrive « à la ville » avec ses gros sabots de macho. Un plouc à qui tout le monde demande « Vous êtes du Texas ? », à commencer par le flic joué par l’impeccable Lee J. Cobb, atterré par ses méthodes d’un autre temps. Et le moteur du film, ce sont les erreurs de Coogan, causées uniquement par ses faiblesses et son manque de sérieux dès qu’une belle femme pointe le bout… du nez.

La manière dont Siegel filme la ville n’a pas la force de Dirty Harry. Et les personnages de méchant ont un aspect franchement très daté. Mais la virée de Coogan/Eastwood dans cette ville aux antipodes de son univers ne manque pas de sel. Et les scènes d’action sont particulièrement réussies : une baston assez mémorable dans un billard, et surtout une course poursuite à motos presque irréelles dans un parc tout en escaliers.

Un tour de chauffe plein de promesses, pour le tandem Siegel-Eastwood.

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