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Hollywood Ending (id.) – de Woody Allen – 2002

Classé dans : 2000-2009,ALLEN Woody — 31 décembre, 2014 @ 11:55

Hollywood Ending

Woody Allen est clairement dans sa période la moins inspirée. Période qui ne durera pas, mais qui est dominée par cette impression un peu désagréable qu’il voulait à tout prix livrer son « Woody Allen Fall Project » (le titre provisoire de tournage qu’il adoptait à l’époque) à temps pour tenir son rythme d’un film par an. Pas de vrai ratage jusqu’à présent : chacun de ses films recèle de belles idées et de bien jolies scènes. Mais une impression globale en demi-teinte. Au mieux.

Dans Hollywood Ending, le problème est plus que jamais présent. Le début est plutôt réussi, et la conclusion plutôt maligne. Mais entre-deux, tout semble ne reposer que sur une unique idée dont Woody ne sait pas toujours quoi faire : réalisateur prestigieux sur le retour, il se voit offrir une dernière chance de revenir sur le devant de la scène, mais se retrouve provisoirement aveugle à la veille du tournage, un handicap qu’il tente de dissimuler…

On a bien quelques gags amusants, et on rit même franchement à deux ou trois reprises. Mais entre deux, que de longueurs. Si l’acteur Woody est assez inspiré avec la cécité de son personnage, Woody le scénariste-réalisateur laisse apparaître un manque d’inspiration flagrant… même si, au final, on se laisse quand même emporter par la petite musique si familière du cinéma allenien, et par la tendresse qui se dégage du « couple » Woody-Tea Leoni.

Et puis Woody nous livre une peinture acide du cinéma, qui n’épargne personne, pas même lui-même. Le cynisme d’Hollywood symbolisé par le requin Treat Williams (impitoyable, mais attachant, un producteur amoureux du cinéma et désireux de contrôler le film parce qu’il veut bien faire, comme les producteurs du grand Hollywood), et par le cynique et hypocrite George Hamilton (réjouissant et horrible). Et la France, terre d’accueil du cinéma d’auteur. « Dieu bénisse la France » lance un Woody Allen, reconnaissant aux critiques frenchy d’avoir porté aux nues un film que les Américains critiquaient comme étant l’œuvre d’un aveugle… ce qu’il était bien.

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