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Impasse des Deux-Anges – de Maurice Tourneur – 1948

Classé dans : * Polars/noirs France,1940-1949,TOURNEUR Maurice — 11 avril, 2014 @ 13:33

Impasse des Deux-Anges

Le grand Maurice Tourneur termine sa carrière sur une petite merveille totalement oubliée. Les images du générique créent une ambiance qui évoque immédiatement La Main du Diable, peut-être le plus renommé de tous ses chefs d’œuvres français. Mais si on reconnaît bien la patte du cinéaste, son sens de l’image, du cadrage et de l’éclairage, Impasse des Deux-Anges est une œuvre profondément originale et atypique, dans laquelle Tourneur laisse libre court à son imagination, avec un plaisir gourmant et communicatif.

Ça commence comme un film de gangster assez classique : Paul Meurisse, as du cambriolage chargé de voler un collier de diamants hors de prix qui doit être porté par une comédienne sur le point de se marier. Mais très vite, Tourneur brouille les pistes : la fiancée, pétulante et irrésistible Simone Signoret, a eu une grande histoire d’amour avec ce cambrioleur qu’elle n’avait plus vu depuis sept ans. Leurs retrouvailles remettent en cause le mariage annoncé…

Polar, romance, comédie de mœurs… Tourneur s’amuse à mélanger les genres, pour un pur plaisir de cinéma. Tantôt acerbe, lors d’une réception, brillante, qui constitue le baptême de la comédienne Signoret dans le grand monde. Tantôt impressionnant, lors d’une course-poursuite suivie d’une fusillade filmés en ombres chinoises dans des décors presque abstraits. Tantôt romantique lorsqu’il emmène ses deux personnages principaux dans une virée nocturne sur les traces de leur passé.

Cette séquence nocturne est la meilleure du film. Dans un Paris de carte postale, Simone Signoret et Paul Meurisse invoquent les fantômes de leur passé commun (magnifiques flash backs avec des apparitions fantômatiques de leurs souvenirs), qu’ils tentent de retrouver, le temps d’une soirée. Mais de ce passé, qu’ils croient retrouver dans un hôtel où ils ont vécu les plus belles heures de leur passion, ils ne retrouvent que des ruines, un quartier qui n’est plus qu’un chantier laissé à l’abandon, et où on croise des jeunes gens (dont la gamine Danièle Delorme) sans avenir. Tout un symbole…

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