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Le Signe des renégats (Mark of the renegade) – de Hugo Fregonese – 1951

Classé dans : 1950-1959,FREGONESE Hugo — 26 mars, 2014 @ 14:55

Le Signe des renégats

La Californie des années 1820 est le théâtre de ce film d’aventures méconnu mais particulièrement réjouissant, qui s’inscrit dans la lignée du Signe de Zorro (le film est d’ailleurs adapté de l’œuvre de Johnston McCulley, le créateur du cavalier masqué). Léger comme une bulle de champagne, et parfois proche d’un esprit cartoonesque, le film flirte allégrement avec la comédie, et ne se prend jamais au sérieux.

Dans le rôle du héros, hors-la-loi qui porte sur le front une marque qui le condamne à mort, Ricardo Montalban n’a pas la présence magnétique de Tyrone Power ou d’Errol Flynn. Mais il affiche ici une jeunesse presque arrogante qui colle parfaitement à l’esprit de ce film bondissant, qui laisse peu de place à la psychologie des personnages.

Qu’importe le contexte historique, qu’importe le passé ou les doutes des personnages… Qu’importe aussi finalement cette marque que Don Marcos, alias Montalban, dissimule constamment sous un foulard qui est comme une ombre jetée sur l’insouciance du héros : cette tâche sera balayée d’un simple revers de main.

Dès la première scène, le ton est donné. Montalban est pur héros hollywoodien : le verbe fort, les pectoraux saillants, et l’assurance jamais mise à mal. Autour de lui, des « méchants » proches du grand guignol : un pirate grande gueule et un rien grotesque, un homme de main à la sensibilité à fleur de peau, et un conspirateur qui se rêve en empereur… Difficile de prendre cette étrange galerie au sérieux, et on aurait bien tort de le faire : seul compte le plaisir, simple et sans arrière-pensée.

Duels et bagarres se succèdent, plutôt bien filmées par un Hugo Fregonese très inspiré. Mais c’est surtout cette longue danse de séduction qui marque les esprits. Point d’orgue du film, cette chorégraphie troublante et fascinante semble n’être là que pour mettre en valeur les talents de Cyd Charisse. Et l’apparition de ses jambes, qui se dévoilent sous une robe longue qui tourbillonne, reste l’image la plus marquante de ce film plein de vie.

• Le film vient d’être édité chez Sidonis, avec une présentation par Patrick Brion.

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