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Gremlins (id.) – de Joe Dante – 1984

Classé dans : 1980-1989,DANTE Joe,FANTASTIQUE/SF — 17 janvier, 2014 @ 10:50

Gremlins

Le cinéma de Joe Dante a toujours été marqué par sa cinéphilie sans borne. Gremlins, son plus gros succès commercial, n’échappe pas à la règle. Le réalisateur de Piranhas y cite allégrement les films de son panthéon personnel. Un plan dans la neige qui évoque Shining, des œufs qui éclosent comme dans Alien, une mère de famille le couteau à la main face à une menace mystérieuse comme dans Halloween… Les personnages regardent aussi bien le Orphée de Cocteau que Pilote d’essai avec Clark Gable, et croisent le robot de Planète Interdite

Avec la séquence d’anthologie de ses gremlins en folie, Dante rend hommage aussi bien aux films noirs des années 40 qu’aux films musicaux guimauve du début des années 80. Il y a aussi, bien sûr, l’influence des films de SF des années 50, ceux-là même auxquels Joe Dante rendra un magnifique hommage dans son très beau Panic sur Florida Beach.

Mais les deux références les plus évidentes, ce sont Steven Spielberg et Frank Capra. Au réalisateur des Dents de la mer, qui produit Gremlins, Dante multiplie les clins d’œil énamourés doucement ironiques. A commencer par cette introduction dans le quartier chinois, qui rappelle celui d’Indiana Jones et le Temple maudit, alors dernier film en date du maître Spielberg.

Quant à Capra, il est omniprésent dans cette petite ville américaine si typique, Kingston Falls, qui ressemble à s’y méprendre au Bedford Falls de La Vie est belle. Les héros au cœur trop pur y sont confrontés à une horrible mégère richissime qui règne sur la ville. Quant au père de Billy, inventeur loufoque aux plaisirs simples et sincères, il pourrait être celui de Vous ne l’emporterez pas avec vous. Même l’épée qui tombe à chaque fois que la porte claque évoque le classique de Capra.

Mais l’angélisme et la gentille naïveté des héros cachent à peine un cynisme lui aussi habituel du cinéma de Dante. Contrairement aux films de Capra, la « méchante » ne se repend pas et meurt d’une manière particulièrement grotesque. Quant au traumatisme d’enfance lié à Noël du personnage de Phoebe Cates, il est aussi horrible qu’hilarant…

Devenu rapidement culte, ce petit classique des années 80 a quand même pris un petit coup de vieux, avec un rythme un peu trop lâche. Mais le film amuse toujours autant qu’il effraie, en particulier grâce à des bébêtes particulièrement réussies : le mogwaï Gizmo est toujours aussi craquant, et les méchants gremlins sont des monstres grotesques dont la folie permet tous les délires. Dante, sans doute trop cadré par son producteur, reste souvent assez sage. Il ira beaucoup plus loin avec le jouissif Gremlins 2.

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