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L’Atlantide – de Georg Wilhelm Pabst – 1932

Classé dans : 1930-1939,PABST Georg Wilhelm — 14 novembre, 2013 @ 13:14

L’Atlantide – de Georg Wilhelm Pabst - 1932 dans 1930-1939 latlantide

Durant quelques années au début de cette décennie, il était de coutume de tourner les films importants simultanément en plusieurs langues, pour les différents marchés internationaux. Souvent avec des acteurs différents qui se succédaient dans les mêmes décors, parfois même avec des réalisateurs différents.
Pabst lui-même (comme pour L’Opéra de quat’sous) a dirigé trois versions de cette Atlantide : une allemande bien sûr, mais aussi une anglaise et une française. C’est de cette dernière qu’il est question ici. Une sorte de version doublée d’avant le doublage, en quelque sorte. Sans doute pas la meilleure manière d’aborder une œuvre, donc.

En tout cas, le cinéaste semble déborder par ce procédé, adoptant une sorte de nonchalance dont ce grand formaliste du muet n’était pas accoutumé jusqu’alors. Les cadrages, les enchaînements, le rythme, la direction d’acteurs, paraissent par moment un peu aproximatifs.

L’Atlandide est cependant, par moments en tout cas, très réussi. Fascinant même, dans sa première partie, qui fait parfaitement ressentir l’attrait du désert, et le mystère qui plane sur ces immenses étendues de sable. Le débit si daté et si parfait à la fois de Pierre Blanchard sert joliment cette atmosphère envoûtante.

Blanchard interprète un légionnaire français, qui raconte à l’un de ses camarades les circonstances qui l’ont conduit au cœur de la mythique Atlantide, deux ans plus tôt. Les séquences dans l’Atlantide sont étonnantes. Parce que, justement, il n’y a rien de surprenant ou d’exceptionnel dans cette cité perdue, si ce n’est sa « reine », Brigitte Helm, figure maléfique mais terriblement séduisante qui fascine visiblement Pabst, totalement vampée par l’actrice, dont il fait une icône au sens premier du terme. Pas un personnage à part entière, mais une représentation mythique, et une beauté presque irréelle. L’actrice, il faut le reconnaître, n’a peut-être jamais été aussi belle et sexy que dans ce rôle troublant de reine d’un pays oublié.

Les maladresses et les approximations n’enlèvent rien au charme du film… jusqu’au départ de l’Atlantide. Mais le dernier quart d’heure est plus que superflu : il est d’un ennui profond.

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