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Archive pour le 3 juillet, 2013

La Diligence vers l’Ouest (Stagecoach) – de Gordon Douglas – 1966

Posté : 3 juillet, 2013 @ 1:16 dans 1960-1969, DOUGLAS Gordon, WESTERNS | Pas de commentaires »

La Diligence vers l'Ouest (Stagecoach) - de Gordon Douglas - 1966 dans 1960-1969 la-diligence-vers-louest

Remake du chef d’œuvre de Ford, ce Stagecoach version 1966 est un western assez impressionnant, qui adopte un parti-pris aussi étrange que payant.

D’un côté, le film respecte parfaitement le scénario de Dudley Nichols pour le classique de 1939, à quelques virgules près (vers la fin, le film prend quand même un peu plus de liberté avec son modèle). L’enchaînement des scènes, les morceaux de bravoure, les rebondissements, les relations entre les personnages… Le film de Gordon Douglas colle de très près à celui de Ford.

Mêmes similitudes du côté des personnages, mêmes noms, mêmes motivations, mêmes conclusions, même volonté de réunir les personnages types du genre dans un même lieu… et mêmes interprétations, chaque acteur semblant avoir étudié de près le travail de son modèle.

A ce petit jeu, certains s’en sortent plutôt bien : Bing Crosby, dans le rôle de Doc Boone, est presque à la hauteur de Thomas Mitchell, et Van Heflin donne même une dimension supplémentaire au personnage du marshall. Mais il y a aussi des comparaisons moins flatteuses : Alex Cord est un choix assez désastreux en Ringo Kidd, singeant les manières de John Wayne sans avoir le dixième de son talent ou de son charisme. Son flirt avec Ann-Margret, charmante et plutôt pas mal, sont assez risibles.

Sur le papier, donc, ce Stagecoach semble être un copié-collé totalement inutile. Ce qui serait sans doute vrai si Gordon Douglas, dans son travail de mise en scène, ne prenait pas systématiquement le contre-pied de Ford. Alors que ce dernier signait un film aux images dépouillées, souvent proche de l’abstraction, tirant immédiatement son western vers le mythe, Douglas signe une mise en scène ample et ouvertement spectaculaire, aux longs plans qui allient constamment l’intime et le spectaculaire, les gros plans et les plans larges.

Du noir et blanc en format 4/3, on est passé au Technicolor et au Cinemascope. Des grandes étendues désertiques et plates de Monument Valley, on est passé à des paysages à la végétation luxuriante, la diligence serpentant dans des sous-bois et sur des corniches escarpées…

Davantage d’action aussi, avec l’accent mis sur une violence particulièrement crue, dès la séquence d’ouverture : une attaque d’Indiens sauvage et sanglante, avec une propension rare aux effets gores (softs, mais marquants). De la même manière, alors que le duel final entre Ringo et ses adversaires se résumait à quelques coups de feu dans la nuit noire dans le film de Ford, il prend ici des dimensions nettement plus épiques, la ville se transformant en décor aux possibilités infinies.

Si semblable et si différent, ce Stagecoach n’a finalement qu’un très gros défaut : celui de devoir subir la comparaison avec le monument de Ford. Parce qu’à ce jeu, le film de Douglais paraît bien anodin. Mais c’est injuste : avec sa mise en scène très inspirée, ses images magnifiques, sa belle scène de poursuite et sa distribution originale (il y a aussi Bob Cummings, Mike « Mannix » Connors et Stephanie « Jennifer Hart » Powers), ce western est hautement recommandable.

 

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