Play it again, Sam

tout le cinéma que j’aime

Archive pour février, 2013

Le dernier Rempart (The Last Stand) – de Kim Jee-woon – 2012

Posté : 10 février, 2013 @ 5:24 dans 2010-2019, ACTION US (1980-…), KIM Jee-won | Pas de commentaires »

Le dernier Rempart (The Last Stand) - de Kim Jee-woon - 2012 dans 2010-2019 le-dernier-rempart

Dix ans après Terminator 3, et après quelques brèves apparitions (Expendables et sa suite notamment), revoilà le Governator en tête d’affiche. L’admirateur de Predator que je suis trépignait d’impatience, et lorsque le rideau du cinéma s’est ouvert, en découvrant les deux bandes annonces, c’est un saut dans le temps de 15 ou 20 ans que j’ai fait : Stallone prêt à en découdre dans Du Plomb dans la tête, et Bruce Willis qui renfile le débardeur dans le nouveau Die Hard… Les années 80/90 sont de retour, pour sûr.

Schwarzie’s back, donc ? Yeap, et son retour est plutôt probant. Pas tout à fait le choc attendu, non : la présence du réalisateur de l’excellent J’ai rencontré le diable (qui signe son premier film américain) laissait espérer un film nettement plus percutant. C’est parfois un peu mou, certaines vannes de sidekicks pas indispensables tombent à plat… Mais il y a de très belles saillies dans ce western moderne aux scènes d’action franchement réjouissantes.

Arnold lui-même a sans doute trop de dialogue : il a toujours été un acteur limité face à des tirades trop longues pour lui. Mais il est toujours aussi impressionnant à l’écran, malgré les années qui marquent durement son visage. Et sa volonté manifeste de lorgner du côté d’un Clint Eastwood vieillissant est tout à son honneur. Schwarzenegger a 65 ans, et pas question de jouer les quadras. « Comment te sens-tu ? », lui demande un type. « Vieux », répond-il en se relevant péniblement. Quant à la scène où il boit une bière assis sur le perron de sa maison, difficile de ne pas y voir un clin d’œil très marqué à Clint (notamment dans Gran Torino).

Logique, d’ailleurs, puisque le film rend hommage au western, et tout particulièrement à Rio Bravo (le shérif qui ne peut compter que sur une équipe de bras cassés pour protéger sa ville et remplir son devoir), avec tous les ingrédients du genre : les barricades improvisées dans les rues désertes, le saloon qui sert de cœur au village, le bureau du shérif avec sa prison, et même le duel final… jusqu’au méchant attaché au « cheval » (faut voir Schwarzie dans ce qu’il reste de sa voiture) qu’il doit suivre en courant…

Le film ne se prend pas au sérieux. Ce qui est à la fois louable… et regrettable : trop d’humour pas très drôle. Mais dans les nombreux accès de violence et scènes d’action, le style percutant de Kim Jee-woon et la présence impressionnante d’Arnold explosent réellement.

A défaut de faire un retour fracassant, Arnold Schwarzenegger fait un retour honnête, et plein de promesses…

Cœurs brûlés (Morocco) – de Josef Von Sternberg – 1930

Posté : 8 février, 2013 @ 2:34 dans 1930-1939, COOPER Gary, DIETRICH Marlene, VON STERNBERG Josef | Pas de commentaires »

Cœurs brûlés

Le plus beau des films de légionnaires, deuxième collaboration de Marlene Dietrich et Von Sternberg après L’Ange Bleu.

Ce qui frappe d’abord, c’est l’audace du film. Les deux personnages principaux, couple de légende joué par Marlene et Gary Cooper (faut-il une raison de plus pour se précipiter ?) ne sont pas seulement deux paumés, deux solitaires qui fuient un passé dont on ne connaît rien, et qui se croisent au Maroc, où elle est embauchée comme chanteuse de cabaret, et lui s’est engagé dans la Légion. Ce sont aussi deux êtres très libres, qui n’ont pas froid aux yeux.

Gary a visiblement couché avec la moitié des femmes de la ville, Marocaines et épouses d’officiers. Quant à Marlene, elle donne sa clé au beau soldat qu’elle vient juste de rencontrer, avec une idée on ne peut plus claire derrière la tête. Toute la première partie, comme ça, est d’une sensualité faite de non-dits, mais clairement perceptible. Le désir, la chair offerte… ont ici un arrière goût d’amertume, comme si le sexe était le dernier refuge d’êtres qui n’ont plus rien à attendre de la vie.

Sauf que, bien sûr, l’amour s’en mêle. Et si Morocco repose sur une histoire on ne peut plus classique, la manière dont Von Stroheim raconte cette romance est hors du commun. Attente, frustration, solitude, amertume… Ces deux-là semblent avoir tellement souffert par le passé qu’ils refusent de se laisser aller à leurs sentiments.

Le décor, superbe reconstitution d’un Maroc envoûtant et exotique, renforce ce sentiment de solitude. D’autant plus que chaque plan souligne le fait que nos personnages sont en terre étrangère, au milieu d’étrangers. Le scénario de Jules Furthman, et la mise en scène d’une infinie délicatesse, soulignent constamment le fait que ces deux amants incapables de se trouver, sont loin de leurs racines.

Von Stroheim filme par petites touches bouleversantes la naissance du trouble, puis de la passion. L’ultime scène, muette, est d’une beauté sidérante.

Le secret derrière la porte (The Secret beyond the door) – de Fritz Lang – 1948

Posté : 6 février, 2013 @ 12:27 dans * Films noirs (1935-1959), 1940-1949, LANG Fritz | Pas de commentaires »

Le secret derrière la porte (The Secret beyond the door) – de Fritz Lang – 1948 dans * Films noirs (1935-1959) le-secret-derriere-la-porte

Encore un film très hitchcockien de la part du grand Fritz, qui a sans doute vu et revu Rebecca, Soupçons, et La Maison du Docteur Edwardes… Mais même si les influences hitchcockiennes sont évidentes, plus sans doute que dans aucun autre de ses films, Lang signe bel et bien une œuvre très personnelle… et encore un immense chef d’œuvre.

Comme dans beaucoup de ses films, The Secret beyond the door parle du Mal qui se cache dans chacun de nous, et qui peut sortir à tout moment. Ici, ce thème récurrent  de sa filmo est métissé de psychanalyse et de thriller marital. Joan Bennett, dans le rôle d’une jeune épouse qui découvre que son mari (Michael Redgrave) cache bien des secrets, n’a pas grand-chose en commun avec la douce Joan Fontaine des films d’Hitchcock (Rebecca et Soupçons).

C’est une femme forte, décidée, combative, une brune piquante qui n’a pas le regard de victime de la blonde Fontaine. Et c’est une différence fondamentale entre le film de Hitchcock et celui de Lang.

Inquiétant, mystérieux, parfois effrayant, le film est aussi constamment fascinant. L’utilisation de la voix off n’y est pas étrangère : rarement une voix off aura été utilisée aussi efficacement, en parfaite osmose avec le visage de Joan Bennett, alors actrice fétiche de Lang.

Comme Hitchcock, Lang n’a de cesse d’explorer ses propres obsessions. Et comme Hitchcock, Lang réussit la gageure de constamment se renouveler. Avec ce film, il nous amène au plus profond de la psyché de son couple vedette. C’est passionnant, et brillant. Génial, en un mot.

L’Echange (Changeling) – de Clint Eastwood – 2008

Posté : 6 février, 2013 @ 10:44 dans * Thrillers US (1980-…), 2000-2009, EASTWOOD Clint (réal.) | Pas de commentaires »

L'Echange

Il m’a fallu quatre ans avant d’avoir le courage de revoir ce film, tant il m’avait bouleversé lorsque je l’avais découvert au cinéma. Eh bien même en étant préparé, difficile de ne pas craquer avec ce destin terrible. Pourquoi L’Echange est à ce point passé inaperçu, et ce dès sa sortie, surtout en comparaison avec Gran Torino, sorti quelques mois plus tard ? Ca restera à jamais un mystère pour moi.

Changeling est ’un des plus beaux films d’Eastwood, une œuvre d’une incroyable générosité, où le cinéaste fait cohabiter des tas de thèmes très forts qui auraient pu, chacun d’entre eux, être la base d’un film différent. Un « faits divers » authentique, une histoire de tueur en série, une ville gangrenée par une police corrompue, un asile où on enferme des femmes saines d’esprit pour les faire taire…

Ce pourrait être trop, mais non. De cette histoire (vraie, donc) de Christine Collins, jeune mère célibataire dans le L.A. de 1928, dont le fils disparaît, et à qui la police rend un autre gosse en lui affirmant que c’est le sien, le film fait le symbole d’une époque qui va changer. Christine Collins, mère qui ne demande qu’à retrouver son enfant, devient malgré elle l’incarnation des victimes de cette corruption galopante. C’est évidemment édifiant.

Eastwood, comme dans tous ses grands films, ne force jamais le trait. Difficile de ne pas pleurer, bien sûr, mais le réalisateur n’en rajoute jamais, pas plus dans la manière de filmer ses personnages qu’avec la musique, minimaliste, que Clint signe lui-même.

Et puis il y a la prestation d’Angelina Jolie, sobre et juste, qui aurait largement mérité l’Oscar (qui est finalement revenu à Kate Winslet pour The Reader). Elle est l’âme de ce film magnifique, bouleversante.

Pulsions (Dressed to kill) – de Brian De Palma – 1980

Posté : 4 février, 2013 @ 5:27 dans * Thrillers US (1980-…), 1980-1989, DE PALMA Brian | Pas de commentaires »

Pulsions (Dressed to kill) – de Brian De Palma – 1980 dans * Thrillers US (1980-…) pulsions

De tous les hommages que De Palma a rendus à Hitchcock (et il y en a eu beaucoup), celui-ci est le plus évident : le cinéaste a dû voir et revoir Psycho un nombre incalculable de fois avant d’écrire le script de ce film viscéral. On y trouve d’autres allusions à Hitch (la manière dont il filme le musée évoque une scène de Sueurs froides), mais c’est bien la référence à Psycho qui s’impose.

Dans Pulsions, De Palma réinvente la mythique scène de la douche (deux fois, dont une fois dans un ascenseur), réécrit la fameuse scène d’explication du psy (qui clôt le film d’Hitchcock), nous refait le coup de la tête d’affiche qui disparaît très prématurément, sans oublier le retournement de situation finale que l’on voit arriver gros comme une maison.

De Palma, d’ailleurs, ne fait pas grand effort pour nous préserver l’effet de surprise. Les allusions à Psycho sont tellement évidentes que le spectateur a déjà une grille de lecture toute faite, et qu’on devine rapidement le rôle joué par le psychiatre interprété par Michael Caine.

Pulsions ne joue donc pas sur l’effet de surprise, mais se révèle un pur exercice de style, comme les aimait Hitchcock. La première demi-heure, notamment, est étonnante. La caméra de De Palma suit Angie Dickinson, quinqua frustrée sexuellement, dans les dédales d’un musée où elle allume un inconnu pour se persuader qu’elle est encore désirable (elle l’est !). Une séquence que De Palma fait durer, sa caméra restant au plus près du visage d’Angie tandis qu’elle avance, hésite, recule et cède. Troublant et impressionnant.

La suite se situe sur un autre registre, mais est tout aussi virtuose. L’heure qui suit est une succession de trois moments de terreurs, dont Nancy Allen, jolie prostituée devenue la proie d’un mystérieux tueur, est le cœur. D’abord dans le métro, puis sans le savoir dans la gueule du loup, et enfin prise au piège dans une salle de bain… Qu’importe alors ce qui amène ces situations, qu’importent les incohérences du scénario, ou les trucs d’écriture facile… Tout ce qui compte ici, c’est la manière dont De Palma distille la peur, et il le fait comme peu d’autres cinéastes avant lui.

De Palma étire là encore ces séquences au maximum, toujours sans le moindre effet de surprise : des plans de coupe nous préviennent de tout, évitant qu’un sursaut soudain vienne brouiller le malaise persistant du spectateur.

C’est peut-être bien le film le plus terrifiant de De Palma, et ma plus grande sueur froide depuis bien longtemps…

Convoi de femmes (Westward the Women) – de William A. Wellman – 1951

Posté : 4 février, 2013 @ 11:54 dans 1950-1959, WELLMAN William A., WESTERNS | Pas de commentaires »

Convoi de femmes (Westward the Women) – de William A. Wellman – 1951 dans 1950-1959 convoi-de-femmes

Des grands maîtres hollywoodiens, Wellman est sans doute le plus méconnu aujourd’hui. De Ford, Walsh, Hawks ou Lang, on connaît tous les grands films. Mais il y a dans l’œuvre de Wellman des chefs d’œuvre à découvrir, comme ce Convoi de femmes, dont j’avoue n’avoir jamais entendu parler avant que Patrick Brion ait la riche idée de le programmer dans son Cinéma de Minuit.

Le titre du film résume bien l’intrigue, tirée d’une histoire authentique (qui a passionné Frank Capra, auteur de l’histoire dont est tiré le scénario). Après avoir fait prospérer son ranch californien, un pionnier réalise qu’il n’y manque qu’une chose : des femmes, pour permettre aux cowboys de fonder des familles. Nous sommes en 1851, et le ranchman (John McIntire) part recruter des femmes « bien comme il faut » à Chicago. Il charge son ami Robert Taylor de guider le convoi à travers 3000 kilomètres de pistes, de dangers, de déserts, d’accidents stupides…

Il y a dans ce western magnifique tous les passages obligés du genre : des Indiens, des drames, des accidents de chariots… Pourtant, ce western-là ne ressemble à aucun autre. Par son rythme, languide, qui prend le temps des lenteurs : cette traversée dure des mois, et Wellman réussit merveilleusement à rendre perceptible l’inattendu.

Aux moments de légèreté absolue succèdent les tragédies les plus insupportables. En dépit de toute logique scénaristique (le scénar épouse les hasards d’un tel voyage) et loin des ficelles habituelles. Wellman privilégie les personnages au spectaculaire (on ne voit rien de « la » grande attaque d’Indiens).

Ce sont ces personnages, bien sûr, qui font de Convoi de femmes un film si singulier : la distribution est, à quelques exceptions près, exclusivement féminine. La plupart des hommes du convoi sont rapidement évacués par un scénario malin, et Robert Taylor lui-même finit par être éclipsé par les femmes du convoi, campées par des actrices formidables, aux personnalités bien trempées.

Une petite merveille.

Au bonheur des dames – d’André Cayatte – 1943

Posté : 1 février, 2013 @ 4:48 dans 1940-1949, CAYATTE André | 1 commentaire »

Au bonheur des dames – d’André Cayatte – 1943 dans 1940-1949 au-bonheur-des-dames

Tourné treize ans après une magnifique première adaptation (muette) signée Julien Duvivier, cette nouvelle adaptation du roman de Zola a longtemps eu mauvaise réputation, due essentiellement au contexte de sa production. Nous sommes en 1943, dans les studios de la Continental dirigée par l’occupant allemand, et le message du film est mal perçu : la traditionnelle lutte des classes (les gentils petits contre les méchants puissants) en prend un sacré coup. De quoi désarçonner un public en quête de valeurs franches.

Rappelons quand même que L’Assassin habite au 21 et Le Corbeau, deux autres productions Continental, ont eux aussi été considérés comme des films très condescendants à l’égard de l’occupant… Et comme les deux films de Clouzot, cette deuxième réalisation d’André Cayatte gagne énormément à être dégagée de cet encombrant contexte : pas aussi éclatante visuellement que le film de Duvivier, cette première adaptation parlante n’en est pas moins une grande réussite.

L’histoire est la même : le développement d’un grand magasin met en péril les petites boutiques alentours. Le propriétaire de l’une d’elles voit même dans le patron du grand magasin un ennemi personnel. Quand sa nièce se fait embaucher chez son concurrent, il se sent trahi.

Contrairement au film de 1930, qui modernisait l’histoire, ce film-ci respecte le roman de Zola, et se déroule sous l’Empire. Le message n’en est pas moins fort. Et la lutte des classes, si elle évite constamment tout effet simpliste, est au cœur du film. La romance qui naît entre la petite vendeuse (Suzy Prim) et le grand patron (Albert Préjean) symbolise la complexité de ces rapports de classe, tandis que le destin tragique du petit commerçant (Michel Simon) illustre la fin d’une époque.

Dans cette époque de mutation, le film de Cayatte s’intéresse avant tout aux personnalités, à ces vendeuses privées de beaucoup de liberté. Le contraste avec le faste des grands patrons est édifiant. Cayatte raconte aussi la naissance du paternalisme. Son film ne juge personne. Ce qu’il raconte, c’est le monde en marche, le « progrès » et ses victimes.

C’est édifiant, merveilleusement interprété, et réalisé par un jeune cinéaste qui fait preuve d’une inspiration de chaque scène. Son film fait le lien entre le réalisme poétique des années 30, et un cinéma plus percutant d’après-guerre. Le classique de Zola a droit à un deuxième classique du cinéma.

La Patrouille perdue (The Lost Patrol) – de John Ford – 1934

Posté : 1 février, 2013 @ 11:20 dans 1930-1939, FORD John | Pas de commentaires »

La Patrouille perdue (The Lost Patrol) – de John Ford – 1934 dans 1930-1939 la-patrouille-perdue

C’est l’un des films les plus dépouillés de Ford, tourné à une époque de transition pour lui (entre ses chefs d’œuvre du muet et ses grands classiques à venir à partir de la fin des années 30), où il touchait à tous les genres, tous les styles, tous les tons.

Considéré, à l’époque, comme l’un des meilleurs films de cette année 1934, La Patrouille perdue est à la fois une œuvre atypique dans les films fordiens (pas de femme, même si elles sont souvent évoquées ; une unité de lieu et de temps ; et un dispositif étonnant de huis-clos à ciel ouvert), et un film très représentatif de l’univers de Ford : ce qu’il filme ici, comme souvent dans sa carrière, c’est un groupe d’hommes réunis par les circonstances.

L’action se déroule durant la Grande Guerre, dans les grandes étendues désertiques de la Mésopotamie. Mais le contexte historique n’est qu’un prétexte. Ce qui compte pour Ford et son scénariste Dudley Nichols (c’est leur première collaboration), c’est de s’attacher à ce groupe de soldats perdus dans un univers qui n’est pas le leur, et où la menace (des soldats arabes qu’on ne verra jamais avant les toutes dernières minutes) est omniprésente.

Après avoir erré dans les dunes de sables, ces hommes dirigés par Victor McLaglen se réfugie dans une oasis, sans grand espoir de s’en sortir. Les soldats se font descendre, l’un après l’autre, mais Ford ne s’intéresse pas aux combats, réduits à leur plus simple illustration (un coup de feu, un corps qui tombe). Il reste constamment à hauteur d’homme, soulignant avec infinie délicatesse la peur grandissante de ces hommes confrontés à leur propre mort.

Réalisé avec une belle économie de moyens, dans des décors (l’oasis) simples et beaux, le film est passionnant et d’une grande délicatesse, porté par des comédiens d’une grande justesse. Seul bémol : l’interprétation outrancière, qui supporte mal l’épreuve du temps, de Boris Karloff, bien moins à l’aise en soldat taraudé par sa foi qu’en créature de Frankenstein.

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