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Archive pour le 22 janvier, 2013

Le Chien des Baskerville (The Hound of the Baskerville) – de Terence Fisher – 1958

Posté : 22 janvier, 2013 @ 3:45 dans * Polars européens, 1950-1959, FISHER Terence, Sherlock Holmes | Pas de commentaires »

Le Chien des Baskerville (The Hound of the Baskerville) – de Terence Fisher – 1958 dans * Polars européens le-chien-des-baskerville

La plus célèbre adaptation de Sherlock Holmes au cinema est, curieusement, la quintessence du style gothique horrifique de la Hammer. Avoir fait des deux stars maisons (Peter Cushing et Christopher Lee) les têtes d’affiche de cette adaptation classieuse n’est pas la seule raison : il y a surtout le choix d’avoir confié la mise en scène à Terence Fisher, le réalisateur le plus emblématique du studio.

Forcément, le résultat doit plus aux ambiances gothiques effrayantes de la célèbre firme qu’aux romans de Conan Doyle. D’ailleurs, Sherlock Holmes (Cushing), « le » héros du film, est absent pendant une bonne moitié du métrage, laissant la vedette à Watson et surtout à Christopher Lee, alias Henry de Baskerville, héritier d’un château inquiétant, marqué par une sombre malédiction. Un personnage hautement « hammerien ».

C’est la grande réussite de Fisher : avoir réussi à combiner les deux univers qui, pourtant, n’ont pas grand-chose en commun. Et avoir signé un vrai Holmes sans édulcorer le moins du monde l’univers habituel du studio.
Le film utilise à merveille les décors : le trop grand château des Baskerville, et surtout la lande désolée qui l’entoure, vaste étendue marécageuse, constamment nappée de brouillard, et d’où émergent quelques ruines gothiques du plus bel effet. Le décor idéal pour une bonne escapade au pays de la peur.

L’invitation tient toutes ses promesses. Le dénouement est bâclé, et franchement sans intérêt (comme dans la plupart des Sherlock Holmes), mais qu’importe : seule compte la manière d’y arriver. Pas forcément les déductions légendaires du détective, pour une fois, mais l’angoisse constante, les apparitions mystérieuses, et ces cris dans la nuit qui glacent le sang.

La malédiction des Baskerville (introduite par une première séquence, en forme de flash-back, absolument glaçante), et l’enquête de Holmes, ne sont que des prétextes. Fisher voulait faire peur, dans une ambiance de film d’horreur. C’est totalement réussi.

Lorna Doone (id.) – de Maurice Tourneur – 1922

Posté : 22 janvier, 2013 @ 1:23 dans 1920-1929, FILMS MUETS, TOURNEUR Maurice | Pas de commentaires »

Lorna Doone (id.) – de Maurice Tourneur – 1922 dans 1920-1929 lorna-doone

Production prestigieuse pour une adaptation prestigieuse d’un roman visiblement prestigieux, en tout cas au début des années 20. Je ne connais pas le roman dont est tiré ce muet signé Tourneur père, mais il semble bien qu’il était très en vogue à cette époque. La First National, en tout cas, met les moyens dans cette grosse production aux décors somptueux, aux dizaines (centaines ?) de figurants, et aux scènes d’action assez spectaculaires.

Principal défaut du film : il survole en à peine une heure vingt une histoire qui s’étale sur plusieurs années, et qui compte bon nombre de rebondissements spectaculaires. Un grand mélo qui perd sans doute de sa force émotionnelle, en voulant trop dire, trop montrer, trop vite.

Alors non, on n’est pas bouleversé comme on devrait l’être avec cette histoire d’amour impossible, entre deux êtres de mondes différents, qui surmontent tout (l’absence, la distance, la captivité, la différence… et même la mort) grâce à leur amour. Le film commence avec nos deux amoureux enfants. Lui, John, est un garçon sans le sou ; et elle, Lorna, la fille d’un noble. Ils se rencontrent et bientôt, elle est enlevée par une bande de bandits, les Doones, qui l’élèvent.

Des années plus tard, ils se retrouvent. Lorna est protégée par le chef des Doones, qui l’aime comme sa fille, mais dont la santé est fragile. C’est alors que John la retrouve par hasard. Il la sauvera, mais juste pour la voir appelée à la cour du Roi, à Londres, où John tentera de la retrouver, mais ne réussira qu’à se ridiculiser par ses manières frustes. Et le plus tragique reste à venir…

Malgré ce trop plein, et cette émotion qu’on voudrait plus forte, il y a de très beaux moments, dans Lorna Doone. Tourneur réussit particulièrement ses scènes d’action, réalisées avec un dynamisme imparable, et les séquences d’intérieur, avec un jeu subtil et impressionnant sur l’ombre (souvent au premier plan) et la lumière (en profondeur de champs).

Le film ne manque pas de rythme non plus. Et même s’il est assez inégal, avec des passages en creux souvent plan-plan et plats, le film est parsemé d’éclairs de génie, de plans soudains magnifiquement composés, avec une utilisation merveilleuse de la nature et de la lumière naturelle pour les extérieurs, et des décors et des zones d’ombres pour les intérieurs.

Pas un film majeur, mais du bel ouvrage, plein de rebondissement et passionnant.

 

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