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Archive pour le 16 décembre, 2012

Mystère à Mexico (Mystery in Mexico) – de Robert Wise – 1948

Posté : 16 décembre, 2012 @ 10:14 dans * Films noirs (1935-1959), 1940-1949 | Pas de commentaires »

Mystère à Mexico

Ce n’est pas le film le plus connu de Robert Wise. Pas le meilleur non plus, assurément. Mais il y a dans ce petit noir sans moyen et sans tête d’affiche une fraîcheur, une légèreté, et une authenticité assez remarquables. Petite production ? Oui, mais grande réussite, et plongée passionnante et assez fascinante au cœur de Mexico.

Le film porte parfaitement bien son titre. Il y a du mystère, dans cette histoire, et il y a beaucoup de Mexico aussi : on a même rarement vu la capitale mexicaine comme ça, débarrassée des clichés touristiques. Wise place ses caméras dans les rues de la ville, ou en studio peut-être, mais d’une manière aussi réaliste que mystérieuse. Ce Mexico-là, celui des Mexicains aussi bien que celui des touristes, Wise le rend plus mystérieux encore, et plus fascinant, grâce à de magnifiques jeux sur les ombres, l’obscurité… Il y a de l’expressionnisme derrière cette enquête assez banale sur le fond, et la signature flagrante de la RKO, le mini-studio ayant le don de compenser le manque de moyens par des trouvailles visuelles passionnantes.

Côté histoire, le mystère est effectivement profond : un détective d’une compagnie d’assurance se rend à Mexico pour enquêter sur la disparition suspecte d’un confrère, qui enquêtait lui sur la disparition d’un collier. Grande criminalité et meurtre sont derrière cette enquête, dont le collier n’est qu’un macguffin comme un autre. Qu’importe si l’objet semble bien insipide pour une conspiration aussi vaste, ce qui compte, bien sûr, c’est l’atmosphère, les situations, les personnages.

La réussite du film tient à ce que Wise trouve le parfait équilibre entre noirceur, suspense et humour. Le jeu des personnages, le rapport entre le détective et la sœur de celui qu’il recherche tient plus de la screwball comedy, que du couple traditionnel de film noir. Dans les rôles, William Lundigan et Jacqueline White sont aussi insipides qu’attachants.

Imparfait, mais très sympathique, le film est une curiosité menée à un rythme d’enfer : 66 minutes seulement pour une belle virée au pays du mystère.

Sécurité rapprochée (Safe house) – de Daniel Espinosa – 2012

Posté : 16 décembre, 2012 @ 10:08 dans 2010-2019 | Pas de commentaires »

Sécurité rapprochée

Voilà ce qui arrive quand on confie un scénario sans grande originalité à un réalisateur sans grande personnalité : deux heures d’une grosse production un brin boursouflée et hyper calibrée, comme des tas d’autres films d’action / espionnage modernes, variation high tech sur le modèle de l’indépassable 3 jours du Condor. Sur le fond, on est dans la parano de base. Sur la forme, on est dans la filiation directe du Tony Scott période Ennemi d’Etat et Spy Game.

Fond et forme : on cherche désespérément l’élément qui pourrait nous surprendre. En vain. Espinosa se contente de beaucoup bouger sa caméra, forcément tenue à l’épaule, tentant de donner du rythme à un film qui en manque cruellement.

On ne peut faire confiance à personne ? Certes, mais la paranoïa tombe à plat puisqu’on comprend dès le premier plan que cette vieille baderne de Brendan Gleeson est un traître, comme on comprend que l’impitoyable Denzel Washington est moins méchant qu’il en a l’air, et que la falot Ryan Reynolds sera aussi débrouillard et volontaire que Redford en son temps.

Un mot sur l’histoire : Reynolds est un jeune agent de la CIA qui végète depuis un an dans une planque du Cap, dont il est le gardien désoeuvré. Il n’attend qu’une chose : la chance qui boostera sa carrière. Cette chance prend la forme d’un célèbre traître (Washington) qui vient d’être arrêté et qui transite par sa planque. Lorsque l’équipe qui l’escorte est décimée, il est le seul à pouvoir l’acheminer à bon port.

Le personnage de Reynolds aurait pu être intéressant : ce type qui désespère qu’on lui donne une chance, et qui réalise qu’il n’a peut-être pas la carrure, était plein de promesses. Par moment, d’ailleurs, trop brièvement, Reynolds parvient à le faire exister. Mais la plupart du temps, les personnages sont noyés dans ce style glacé, et cette accumulation de poursuites et d’affrontements qui manquent autant de rythme que d’idées originales.

Sans intérêt ? Mouais…

 

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