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Lame de fond (White Squall) – de Ridley Scott – 1996

Classé dans : 1990-1999,SCOTT Ridley — 3 septembre, 2012 @ 14:25

Lame de fond

Des adolescents un peu perdus, dans l’Amérique trop conservatrice des années 60, trouvent un sens à leur vie grâce à un mentor anti-conformiste. Mais l’expérience tourne au drame… Pas de doute, il y a quelque chose du Cercle des Poètes Disparus dans ce White Squall. Mais Ridley Scott n’est pas Peter Weir, et forcément, il y a du grand spectacle dans cette variation sur un thème qui a connu un gros succès inattendu quelques années plus tôt. Hélas pour Scott, les voies du public sont impénétrables, et alors que l’anti-spectaculaire film de Weir avait triomphé, le souffle du grand large de son propre film n’a pas séduit grand monde : Lame de fond est sans doute le plus oublié de tous ses films (avec Legends, peut-être ?).

C’est bien injuste, parce que Lame de fond supporte largement la comparaison avec d’autres films unanimement salués du plus vieux des frères Scott (Gladiator, pour ne citer que celui-là). Dans ce film certes imparfait, il parvient à ressusciter un esprit d’aventure qui rappelle par moment les films de Raoul Walsh : lorsque le bateau quitte enfin le port après de longs préparatifs, on pense même au moment, magique, où le voilier de Gregory Peck prend enfin le large dans The World in his arms. Peut-être cette ressemblance est-elle fortuite, mais ce souffle épique et cette liberté du grand large appartiennent bien à une époque révolue, celle de l’âge d’or d’Hollywood.

L’aventure de ces adolescents rebelles, qui vivent l’aventure sur le bateau école de Jeff Bridges, est émaillée de rebondissements, anodins ou spectaculaires, qui loin d’être répétitifs, contribuent tous à enrichir les relations entre les personnages. C’est sans doute la grande force du film : raconter la naissance d’un vrai groupe à partir d’individualités très différentes. C’est parfois un peu maladroit (l’apprentissage de la lecture au jeune le plus dur), mais le plus souvent intelligent et fin.

Et bien sûr, la mise en scène de Ridley Scott est ample et d’une efficacité irréprochable. Elle se marie parfaitement avec la présence puissante et magnétique de Jeff Bridges, acteur génial incapable d’être ne serait-ce que moyen. Dans un rôle tout de même un peu stéréotypé, il emporte tout sur son passage, tout en mettant en valeur les jeunes acteurs à ses côtés. Un grand numéro.

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