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The Dark Knight rises (id.) – de Christopher Nolan – 2012

Classé dans : 2010-2019,FANTASTIQUE/SF,NOLAN Christopher — 26 août, 2012 @ 10:57

The Dark Knight rises

Etrange sensation à la sortie de The Dark Knight rises : à la fois hyper-excité par l’un des blockbusters les plus ébouriffants de ces dernières années, et un peu frustré aussi. Quels que soient ses défauts (trop long, Nolan a des centaines d’idées et refuse obstinément de faire des choix), le film est en tout cas une excellente conclusion d’une trilogie assez géniale. En tout cas tenue d’un bout à l’autre sur un même cap, ce qui n’est vraiment pas si courant. Malgré le succès, immense, malgré les moyens, démesurés, Nolan a su rester fidèle à ce qu’il voulait montrer : le destin tragique d’un homme prêt à se sacrifier pour une société qui le lui fait pas de cadeaux, mais à qui ses parents avaient déjà donné leur vie.

Producteur avisé, Nolan ne ferme pas non plus la porte à un prolongement de ces aventures. La fin ouverte laisse penser qu’il y aura bien un après, et que cet après ne sera pas un énième reboot. Mais quoi qu’il arrive, c’est la fin d’une époque. La relève est prête.

Vrai suite, annoncée dès la fin du précédent volet, ce troisième Batman est dominée par deux personnages-clés des précédents volets, morts mais pourtant omniprésents : Ra’s al Ghul (Liam Neeson dans Batman begins) et Harvey Dent (Aaron Eckhart dans The Dark Knight). Dent, élevé au rang d’icône dont l’image guide une cité de Gotham enfin débarrassée de ses démons (il n’y aurait pas quelque chose de religieux derrière tout ça… ?). C’est d’ailleurs pour sauvegarder cette icône que Batman a accepté d’endosser le costume du criminel à abattre.

Huit ans ont passé, et Batman a totalement disparu. Quant à Bruce Wayne, il s’est mué en riche ermite à la longue barbe, sorte de Howard Hughes (la comparaison est explicite) qui pleure la mort de sa bien aimée autant que son propre destin. Il faudra l’irruption d’une jolie cambrioleuse, d’une jolie milliardaire (oui, il est bien entouré quand même) et d’un mystérieux homme masqué, héritier de Ra’s al Ghul, pour le sortir de sa retraite. Il faudra aussi une nouvelle menace de destruction totale de Gotham…

Difficile de résumer l’intrigue, tant les pistes sont nombreuses et s’imbriquent étroitement. Mais comme toujours, tout en parsemant son film d’incroyables moments d’anthologie (dès la première séquence, l’attaque à main armée d’un avion en vol… par l’extérieur ), c’est aux personnages que Nolan s’intéresse le plus.

Et les personnages ne manquent pas autour d’un Batman/Bruce Wayne plus tourmenté que jamais. Gordon, Alfred et Lucius sont de retour, et gagnent en complexité. Et beaucoup de nouveaux venus : Catwoman, le futur Robin, la milliardaire Miranda, le super méchant Bane… On pourrait se dire que c’est trop, que forcément certains vont être sacrifiés, mais non : Nolan parvient à les faire vivre, en leur donnant une belle profondeur. Il faut dire qu’il prend le temps : 2h45 de métrage quand même.

Anne Hathaway, surtout, est parfaite en Selina/Catwoman. Nolan, qui sait bien qu’il ne fera pas oublier la Michelle Pfeiffer de Batman le défi, prend une autre direction (comme il l’avait fait pour son Joker, différent de celui de Jack Nicholson dans le Batman de Burton). Entre humour, charme, cynisme et agilité, sa Catwoman n’a rien de surnaturel ou d’innocence perdue. Elle est juste une très bonne voleuse en quête d’une seconde chance. Une simplicité qui semble même un peu fade dans la première partie du film, mais qui finit par emporter l’adhésion.

Joseph Gordon-Levitt, lui, trouve un rôle en or, de ceux qui transforment un jeune acteur qui monte en vraie star (comme le Ringo de La Chevauchée fantastique pour John Wayne, disons). Ce jeune flic intègre et courageux est le vrai héros de ce troisième film. Et les dernières minutes sont pleines de promesses pour lui, en ce qui concerne de probables suites…

Quant au grand méchant Bane, interprété par le massif et fascinant Tom Hardy, il est évidemment impressionnant. Hardy a une présence magnétique, dommage quand même que Nolan se prive (et nous prive) de sa gueule incroyable en le cachant derrière un masque du début à la fin.

Hélas, il y a un maillon faible, et c’est Marion Cotillard qui décroche la timbale. Je l’aime pourtant depuis des années, mais elle est un peu à côté de la plaque, dans un rôle (Miranda) qui est, c’est vrai, le moins bien écrit de tous. Sans relief et téléphoné, son personnage cache un secret qu’on devine dès les premières minutes alors que c’est censé être le grand twist du film.

C’est un peu embêtant, mais pas de quoi gâcher le plaisir de ce film démesuré et pourtant très humain. Reste à espérer que l’avènement annoncé de Robin soit confié à un réalisateur d’une autre trempe que Joel Schumacher, réalisateur des calamiteux Batman forever et Batman and Robin

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