Play it again, Sam

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Archive pour le 24 janvier, 2012

Le Pigeon d’argile (The Clay Pigeon) – de Richard Fleischer – 1949

Posté : 24 janvier, 2012 @ 6:49 dans * Films noirs (1935-1959), 1940-1949, FLEISCHER Richard | Pas de commentaires »

Le Pigeon d'argile

Belle histoire cauchemardesque que Fleischer filme avec cette œuvre de jeunesse très réussie. Tournée un an après le sec et efficace Bodyguard, The Clay Pigeon est un film plus complexe et ambitieux : son héros est un vétéran de la guerre qui se réveille dans un hôpital, sans le moindre souvenir de ce qui l’a amené là. Autour de lui, tous se comportent comme s’il était un traître, qui n’avait pas hésité à causé la mort de son meilleur ami… Il lui reste une seule solution : s’échapper pour prouver son innocence et échapper à la condamnation qui l’attend.

Le film nous place très exactement dans la situation du héros : on n’en sait jamais plus que cet ancien soldat persuadé de ne pas être un traître, interprété par Bill Williams (cherchez pas, c’est son rôle le plus remarquable – au cinéma en tout cas, puisqu’à la télévision, il a interprété le fameux trappeur Kit Carson pendants quatre ans, de 1951 à 1955). Bon… Fleischer ne mise pas vraiment sur l’ambiguïté du personnage : on ne croit jamais réellement à la culpabilité du fugitif.

D’ailleurs, le cinéaste ne tarde pas à nous dévoiler le vrai méchant, de la même manière que la veuve de l’homme que notre héros est censé avoir tué (interprétée par Barbara Hale, future adjointe de Perry Mason dans la série télé, et femme de Bill Williams dans la vraie vie) ne tarde pas à se convaincre de son innocence. C’est un parti-pris assez curieux de Fleischer, qui semble prendre son histoire avec une grande désinvolture. Ce qui l’intéresse visiblement, c’est uniquement la mise en scène et la possibilité de créer une atmosphère paranoïaque – ce qu’il réussit d’ailleurs parfaitement.

Mais l’intrigue à proprement parler est traitée par-dessus la jambe. Visiblement, Fleischer avait envie de tourner dans un quartier chinois. Alors il fait du méchant que recherche le fugitif un officier japonais retourné à la vie civile. A peine s’est-il installé dans le premier bar chinois rencontré qu’il tombe nez-à-nez… avec ledit officier. C’est énorme, mais qu’importe : le film, hyper-concis et mené à toute allure (à peine plus d’une heure), est passionnant.

Le Grand Sam (North to Alaska) – de Henry Hathaway – 1960

Posté : 24 janvier, 2012 @ 4:08 dans 1960-1969, HATHAWAY Henry, WAYNE John, WESTERNS | Pas de commentaires »

Le Grand Sam (North to Alaska) – de Henry Hathaway – 1960 dans 1960-1969 le-grand-sam

La bagarre qui ouvre le film donne le ton : ce « western » du grand Henry Hathaway ne se prend pas au sérieux. L’esprit slapstick n’est pas loin, avec ses bruitages cartoonesques, ces chapeaux qui s’envolent, ces corps qui glissent comme sur de la glace… D’ailleurs, faites le compte : fait rarissime dans un film de John Wayne, on ne compte pas le moindre mort dans North to Alaska. Pas le moindre assassinat, pas la moindre flèche fatale, pas le moindre poignard meurtrier, pas même une crise cardiaque à l’horizon… à peine a-t-on à déplorer une balle logée dans une épaule ; rien de bien grave.

Rien de sérieux non plus, on est ici dans une immense bulle de légèreté. Hathaway, immense cinéaste dont la filmographie est pourtant plutôt avare en comédies, privilégiant le noir, quel que soit le genre, se tourne donc tardivement vers la comédie. Papy Hathaway (il a 62 ans, et entame l’ultime partie de sa carrière) s’en tire plutôt très bien : cette bluette à très grand spectacle est un vrai plaisir de cinéma.

C’est du très grand spectacle : le vétéran fait partie de ces « monstres » à qui on peut confier de gros budgets. Et celui du Grand Sam est conséquent : il en faut de l’argent pour reconstituer l’une de ces villes champignons du Nord de l’Alaska de la fin du XIXème siècle. A l’écran, on voit bien que l’argent confiée à Hathaway et à son équipe est bien utilisée : les décors sont grandioses, les figurants nombreux et les espaces immenses. Pourtant, ce film chaleureux et joyeux dégage un sentiment d’intimité étonnant.

Peut-être parce qu’Hathaway s’intéresse bien plus à ses comédiens qu’au côté grand spectacle de l’entreprise : la caméra n’est jamais bien loin de Wayne, parfait dans un beau numéro d’autodérision. A ses côtés, Stewart Granger est bien sympathique en meilleur ami idéal, et la frenchy Capucine est belle à croquer…

 

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