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Archive pour le 5 septembre, 2011

Le Voyageur de l’Espace / Le Voyageur du Temps (Beyond the Time Barrier) – de Edgar G. Ulmer – 1960

Posté : 5 septembre, 2011 @ 1:37 dans 1960-1969, FANTASTIQUE/SF, ULMER Edgar G. | Pas de commentaires »

Le Voyageur de l'espace

La carrière d’Edgar Ulmer est décidément passionnante. Tour à tour prince de la série B (Détour), réalisateur solide à qui on confie de gros budgets (Le Démon de la chair), ou homme à tout faire cantonné dans de minuscules productions, il a aussi bien tourné à Hollywood qu’en Europe, et s’est un temps cantonné dans le « cinéma communautaire », dont il reste le représentant le plus passionnant, tournant notamment en yiddish (Green Fields) ou en ukrainien (Cossacks in exile), ou dirigeant une distribution totalement noire (Moon over Harlem). Lui qui a su faire des merveilles en tirant le meilleur de terribles contraintes budgétaires avec Barbe-Bleue, a aussi tourné quelques nanars intergalactiques dans lesquels rien, ou presque, n’est à sauver.

C’est incontestablement le cas de ce Beyond the Time Barrier, qui dès le titre et l’affiche fleure bon le kitsch. Il faut bien admettre qu’on n’est pas déçu. L’histoire n’est pas si con, et évoque d’ailleurs un classique à venir : alors qu’il est en vol d’essai, un pilote américain est projeté quelques décennies dans le futur, et découvre que la société telle qu’on la connaît a disparu. On n’est pas si loin de La Planète des Singes. Ici, les derniers survivants se terrent dans une ville souterraine, la plupart étant privés de la parole. Et comme si ça ne suffisait pas, l’espèce humaine est condamnée à disparaître, les femmes étant devenues stériles.

Heureusement (et là, le scénario se gâte franchement), notre pilote rencontre d’autres Américains qui viennent comme lui du passé. Mais d’un passé plus récent, ce qui lui permet d’en apprendre plus sur les raisons qui ont conduit au cataclysme. C’est bien pratique, mais on s’en contrefout, comme on se fiche de savoir s’il va réussir à revenir dans les années 60 pour empêcher la tragédie de survenir.

Le seul intérêt que l’on puisse trouver au film nécessite qu’on le prenne au 456ème degré. Là, seulement, on peut s’amuser des décors triangulaires très laids, des costumes-pyjamas moulants, des acteurs approximatifs (heureusement que la majorité d’entre eux ne parle pas), des dialogues édifiants et du final dont on ne dira rien, histoire de ne pas gâcher le plaisir des rares curieux qui découvriront ce « trésor » d’un autre temps, dont l’atout principal est de durer à peine plus d’une heure.

Un trésor unique dans son genre ? Pas tout à fait : Ulmer a tourné simultanément Le Voyageur de l’espace et L’Incroyable homme invisible, en l’espace de quelques jours seulement. Entre les deux « chef d’œuvre », mon cœur balance…

 

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