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Archive pour le 23 mars, 2011

La Proie pour l’Ombre (Old Wives for New) – de Cecil B. De Mille – 1918

Posté : 23 mars, 2011 @ 10:36 dans 1895-1919, De MILLE Cecil B., FILMS MUETS | Pas de commentaires »

La Proie pour l'ombre

Cecil B. DeMille n’a pas vraiment bonne presse, depuis quelques décennies. De lui, on retient surtout ses films monumentaux comme Les Dix Commandements, et son comportement ouvertement « anti-rouges » durant la chasse aux sorcières. C’est oublier un peu vite que le gars a réalisé deux des grands westerns de l’histoire (Une Aventure de Buffalo Bill et surtout Pacific Express), et qu’il fut l’un des cinéastes importants du muet, signant notamment une série de portraits de couples en crise assez audacieux, et pour la plupart très réussis.

Ce Old Wives for New est sans doute le plus misogyne de toute cette série de films : « Au lieu de gâcher nos vies, occupe toi de la maison », lance le personnage principal à sa femme… Très loin du romantisme d’un Borzage, DeMille met en scène un homme mur mais portant toujours beau, qui n’éprouve plus que du dégoût pour sa femme qui fut une jolie jeune femme, mais qui est aujourd’hui une quinquagénaire obèse et n’accordant plus la moindre attention à son apparence. Dans leur salle de bain, cet homme, Charles Murdock, regarde avec une répugnance visible les affaires de sa femme, qu’il décide alors de quitter… Il rencontrera une jeune et jolie styliste, tandis que sa femme sera séduite par le secrétaire de Murdock.

Le film est audacieux, et souvent inventif, à l’image de cette séquence d’ouverture, qui introduit les différents personnages de cette histoire par un plan évocateur sur leurs mains : des mains de travailleurs pour l’un, de fainéante bouffant du chocolat à longueur de journée… C’est original et amusant, et ça définit mieux qu’un visage le caractère de chacun.

Le film est ainsi constamment inventif, la réalisation de DeMille sublimant un scénario certes audacieux (avec la tromperie élevée au rang de tradition, et des scandales dont personne ne se choque), mais pas d’une originalité folle. C’est en enfermant à l’écran Murdock entre deux journaux lus par ses enfants pendant le petit déjeuner que le cinéaste souligne la solitude dans laquelle le personne se retrouve. C’est intelligent et jamais lourdingue, et DeMille, dans sa vision pour le moins discutable du couple et des affres du temps, révèle une sensibilité étonnante et séduisante.

Pas un mot (Don’t say a word) – de Gary Fleder – 2001

Posté : 23 mars, 2011 @ 10:30 dans * Thrillers US (1980-…), 2000-2009, FLEDER Gary | Pas de commentaires »

Pas un mot

Il n’est pas mauvais ce film, mais l’impression de déjà-vu est telle que je ne m’éterniserai pas dessus. Michael Douglas est en terrain connu : il interprète un psychiatre de renom dont la fille est enlevée dans leur appartement par des criminels, qui attendent du psy qu’il déniche un code caché dans l’inconscient de l’une de ses patientes. L’idée, d’ailleurs, est très séduisante, mais tourne vite court, et on se demande bien vite ce qu’apporte la présence d’un psy à cette histoire de vengeance entre braqueurs.

C’est donc un thriller très classique, mais assez efficace, même si le réal Gary Fleder passe à côté de quelques scènes importantes, comme celle où le personnage de Douglas découvre que la chaîne de sa porte d’entrée a été coupée, et que sa fille a été enlevée. Mais on aurait tort de bouder son plaisir : il y a un vrai savoir-faire, ici, et un plaisir certain à citer quelques grandes scènes de l’histoire du cinéma. La scène de braquage évoque celle de Heat ; Fanke Janssen, dans le rôle de la mère coincée par une jambe plâtrée, observée à son insu par les gangsters, est un double négatif de James Stewart dans Fenêtre sur cour ; et la scène finale du cimetière est évidemment copié sur Le Bon, la Brute et le Truand.

Bon, il y a quand même un truc qui ne passe vraiment pas : la maman étant immobilisée, on peut comprendre qu’elle ne court pas à la recherche de sa fille ; de là à la filmer regardant tranquillement un documentaire à la télévision pendant que sa fille et son mari sont en danger… Difficile à avaler… J’en suis même à soupçonner les producteurs de n’avoir garder ce personnage que pour le plaisir de filmer la charmante Fanke Janssen dans une tenue sexy, et des plans qui la mettent très en valeur. Ce n’est pas désagréable, remarquez, mais ça fait un peu tâche dans ce thriller assez étouffant.

 

 

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