Play it again, Sam

tout le cinéma que j’aime

Archive pour le 10 février, 2011

Charlot et Fatty en bombe (The Rounders) – de Charles Chaplin – 1914

Posté : 10 février, 2011 @ 11:00 dans 1895-1919, CHAPLIN Charles, COURTS MÉTRAGES, FILMS MUETS | Pas de commentaires »

Charlot et Fatty en bombe

• Titres alternatifs (VO) : Oh ! What a night !, Two of a kind, Reverly, Going down, The Love Thief, Tip Tap Toe

• Titres alternatifs (VF) : Charlot et Fatty font la bombe, Charlot et Fatty au café, Oh ! Quelle nuit !

Depuis des mois, ils se croisaient sans jamais réellement partager la vedette. Tantôt, Chaplin faisait une apparition (très remarquée) dans un film de Fatty (Charlot et Fatty sur le ring) ; la plupart du temps, c’est Fatty qu’on voyait apparaître dans les films de Chaplin (Charlot danseur, Charlot est trop galant, Charlot grande coquette). Mais on attendait encore la vraie rencontre entre les deux vedettes de la Keystone. The Rounders est une première… et une dernière : c’est le seul film dans lequel le comique de ces deux-là interagit pleinement.

Le résultat est très, très drôle. D’une trame très classique, Chaplin tire un petit bijou de comédie. Encore une fois, il nous fait le coup de l’ivrogne, son emploi de prédilection à la Keystone. Mais il faut bien le dire : il atteint ici des sommets dans le genre. Sa manière d’appréhender la moindre marche d’escalier est franchement à hurler de rire.

La trame est on ne peut plus banale : alcool, femmes acariâtres, fuite dans le parc, conclusion dans l’eau… Mais avec Fatty Arbuckle, Chaplin trouve un partenaire idéal (on regrette même un peu qu’il n’y ait pas eu de lendemain, dans le genre Fatty-Keaton, trois ans plus tard) et très inspirant pour décliner son éternel personnage de pochard.

Et puis à ce stade de son contrat à la Keystone (on est à la fin de l’été 1914), Chaplin peaufine les contours de Charlot film après film, utilisant de mieux en mieux ses accessoires, pantalon trop large et canne à la main. The Rounders est de fait de minuscules petits riens. Mais des petits riens d’une finesse et d’une drôlerie irrésistibles.

Toute une vie – de Claude Lelouch – 1974

Posté : 10 février, 2011 @ 10:54 dans 1970-1979, LELOUCH Claude | Pas de commentaires »

Toute une vie - de Claude Lelouch - 1974 dans 1970-1979 toute-une-vie

Les obsessions de Lelouch ne datent pas d’hier, décidément… Toute une vie n’est pas une grande réussite, c’est sûr. Mais ce film hyper ambitieux est fascinant, parce qu’il est la matrice de quasiment tous les grands films à venir de Lelouch. Le thème central, pour commencer : comment les vies de trois générations de personnages convergent toutes vers une rencontre entre un homme et une femme, des années, voire des décennies plus tard. On voit bien où Lelouch veut en venir, parce qu’on sait qu’il approfondira ce thème, jusqu’au vertige, dans La Belle Histoire. Mais dans ce dernier film, les époques se répondaient, et le poids des vies passées était tangible, et particulièrement émouvant, dans ce long chemin que suivaient Béatrice Dalle et Gérard Lanvin vers leur propre destin. Ici, l’impact d’une génération sur l’autre est plus discutable (sauf l’amour que portait Charles Denner à sa femme, et qu’il reporte sur sa fille, ce qui aurait fait le sujet d’un film en soi…). Et sans l’éclairage qu’apportent rétrospectivement les films que Lelouch tournera par la suite, on peut imaginer que Toute une vie a dû sembler bien vain, lors de sa sortie.

L’ambition est là, et bien là : Lelouch retrace tout le XXème siècle, y compris les années futures, dans une séquence fantasmée absolument insupportable, à l’esthétique new age qui en a pris un sacré coup dans l’aile. Mais voilà, si le cinéaste a les envies, il n’en a pas encore les moyens. Les moyens artistiques, s’entend, parce que les moyens financiers crèvent l’écran. Mais ce fameux style-Lelouch que j’aime tant, pure forme cinématographique à la fois intime et grandiose, romanesque et personnelle, ne se devine qu’à l’état embryonnaire.

Tout l’univers de Lelouch est là, déjà, mais en devenir. Le réalisateur essaye, tâtonne, fait parfois mouche (le ballet des valises, figure que n’aurait pas reniée Hitchcock), dessine à gros traits des esquisses qu’il peaufinera par la suite. Si on prend un certain plaisir à regarder le film, c’est parce qu’on découvre des scènes, ou des situations, qu’on reverra dans d’autres films de Lelouch, en mieux : dans La Belle Histoire, donc, mais aussi dans Itinéraire d’un enfant gâté, Les Misérables, Hasards ou coïncidences, et d’autres encore. Toute une vie est le laboratoire d’où sont sortis quelques chef d’œuvre, et c’est déjà pas mal…

 

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