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Archive pour le 12 octobre, 2010

Robin des Bois (Robin Hood) – de Wolfgang Reitherman – 1973

Posté : 12 octobre, 2010 @ 6:39 dans 1970-1979, DESSINS ANIMÉS, REITHERMAN Wolfgang | 1 commentaire »

Robin des Bois (Robin Hood) - de Wolfgang Reitherman - 1973 dans 1970-1979 robin-des-bois-73

Après avoir découvert le Robin des Bois version Ridley Scott, petite plongée nostalgique, pour faire plaisir à mes deux fils (2 ans et 5 ans si ça intéresse quelqu’un), avec cette version Disney, initiée par le grand Walt lui-même avant sa mort (en 1966). Eh bien il faut reconnaître qu’il a plutôt bien vieilli, ce dessin animé très rythmé, et bourré d’humour. On est bien sûr aux antipodes du film de Scott, même si Wolfgang Reitherman n’hésite pas à forcer le trait de la misère et de la souffrance, dans quelques scènes assez dures, qui ont le mérite de montrer au jeune public que l’injustice touche les plus faibles. Robin des Bois serait-il un film politique ? On n’ira pas jusque là…

Il y a en tout cas de belles idées dans ce long métrage, à commencer par le ménestrel qui donne un rythme particulier au film (ça change du sempiternel livre de contes dont on tourne les pages au fur et à mesure que l’intrigue avance…), et par le très beau générique de début. Le duo de méchants est aussi une grande réussite : le prince Jean qui souffre d’avoir été mal aimé par sa maman, et son âme damnée le triste Sire, serpent persifleur à qui on le film fait subir toutes les misères du monde.

Robin des Bois est une vraie réussite, qui allie à la fois la richesse visuelle des grands classiques comme Blanche Neige ou de La Belle et la Bête, et le charme un peu désuet des productions plus modestes comme Dumbo.

Robin des Bois (Robin Hood) – de Ridley Scott – 2010

Posté : 12 octobre, 2010 @ 6:27 dans 2010-2019, SCOTT Ridley | Pas de commentaires »

Robin des Bois (Robin Hood) - de Ridley Scott - 2010 dans 2010-2019 robin-des-bois-2010

Dix ans tout juste après, Ridley Scott retrouve son héros de Gladiator, Russell Crowe, pour un film qui semble vouloir renouer avec la recette gagnante du précédent… Et franchement, on craint le pire. Mais le pire n’arrive pas. Le meilleur non plus, d’ailleurs, mais ce Robin des Bois version 2010, à défaut d’être la plus enthousiasmante des nombreuses versions du mythe, est sans aucun doute la plus brutale, et la plus réaliste. C’était d’ailleurs l’ambition de Scott : en finir avec les images d’Epinal, et filmer l’Angleterre de l’époque telle qu’elle était (Crowe, lui, affirme plus simplement que le film est le seul bon « Robin des Bois » de l’histoire… c’est qu’il ne se mouche pas du pied, le Russell…).

Alors oui, ce Robin des Bois est différent de tous les autres. Finis les collants verts moulants d’Errol Flynn, ou la précision presque magique de Kevin Costner à l’arc… Russell Crowe est un Robin comme on ne l’a jamais vu. D’ailleurs, s’il vole bien aux riches pour donner aux pauvres, c’est dans une unique scène : ce Robin-là n’a pas l’insouciance de ses prédécesseurs. Tel un William Wallace (Braveheart) ou un Maximus (le héros de Gladiator, tiens…), celui-ci se bat pour la liberté de son peuple, et n’hésite pas à tuer pour cela. Il faut dire que le gars a un rude passé. Survivant des Croisades, où il a combattu aux côtés du « bon » roi Richard Cœur de Lion (dont l’aura en prend un sacré coup aussi, d’ailleurs… on est loin de l’apparition presque angélique de Sean Connery à la fin de Robin des Bois, prince des voleurs), Robin y a commis des horreurs, qui continuent à le hanter.

Tirant définitivement un trait sur les précédentes versions, Scott fait même de son héros… un usurpateur : Robin Locksley (Loxley, en fait, ici) est un autre soldat, tué à son retour des Croisades. Le personnage de Russell Crowe accepte simplement de prendre sa place, pour assurer à la veuve de Loxley de pouvoir rester propriétaire de son château. Ne vous attendez d’ailleurs pas à voir Robin camper au sommet d’un arbre, ou dormir à même le sol dans la forêt : c’est au coin du feu, dans un château luxueux (pour l’époque, hein) que notre héros passe ses nuits, au côté de sa fausse épouse dont, bien sûr, il tombera amoureux : l’incontournable Lady Marian (qui avait déjà des allures de garçon manqué dans la version Kevin Costner, mais qui devient ici carrément une guerrière).

Ce Robin des Bois est assez réussi, avec quelques séquences très fortes, une interprétation au poil (il a beau être imbuvable, Russell Crowe, il apporte une puissance étonnante à ce Robin des Bois), et malgré un méchant un brin caricatural (franchement, il ne faut pas longtemps pour comprendre que ce prince n’a aucune parole !), des révélations sur le passé du héros franchement lourdingues, et quelques excès de mise en scène (la séquence du débarquement, sortie tout droit de Il faut sauver le soldat Ryan). Lorsqu’il ne se prend pas trop au sérieux, Robin des Bois emporte la mise. D’ailleurs, Ridley Scott finit par le reconnaître dans les dernières minutes : non, il ne voulait pas remettre totalement en cause le mythe de Robin des Bois, juste en poser les bases.

La Captive aux yeux clairs (The Big Sky) – de Howard Hawks – 1952

Posté : 12 octobre, 2010 @ 6:05 dans 1950-1959, DOUGLAS Kirk, HAWKS Howard, WESTERNS | Pas de commentaires »

La Captive aux yeux clairs

Un groupe d’hommes en marche dans une contrée sauvage, des amitiés viriles qui se nouent à coups de poings, et qu’aucune femme ne parviendra à troubler… Pas de doute, on est bien chez Howard Hawks, et dans un grand cru du monsieur, même. Quatre ans après ses premiers pas dans le western, avec un Rivière rouge mémorable, Hawks reprend une trame similaire, pour sa deuxième incursion dans le genre. Au convoi de bétail du précédent film, succède ici un voyage en bateau, en remontant le fleuve jusqu’à des contrées encore inexplorées par l’homme blanc.

La Captive aux yeux clairs est LE film que Hawks consacre aux Indiens. Souvent plus intéressé par les rapports entre les membres d’une même communauté (ce qui est d’ailleurs en grande partie le cas, ici encore), le cinéaste signe une peinture étonnamment contrastée (pour l’époque) de la nation indienne. Non pas d’une seule tribu, d’ailleurs, mais de deux : celle de la « captive » du titre, les Pieds Noirs, peuple pacifique prêt à récompenser les bons blancs qui ont pris grand soin de leur fille, mais prêts aussi à se plier aux règles du commerce… Et puis celle des « méchants » Crows, peuple fier dont on ne tarde pas à comprendre qu’ils sont en fait manipulés par d’autres marchands, bien décidés à rester maître de leur territoire.

Le film présente une tendresse inattendue pour un film de Hawks. Les scènes d’action sont nombreuses, et parfois très impressionnantes (la bataille le long du fleuve, notamment), mais le ton du film reste la plupart du temps assez léger, voire badin. La rencontre des deux héros, pour commencer, semble sortie d’un film d’Errol Flynn ! Bondissants et bouillonnants de vie, les deux comparses écument les petites villes et leurs bars, enchaînant les verres et les bagarres, toujours prêts à en découdre et à séduire les belles locales…

Et puis le film s’installe réellement lorsque tout ce petit peuple embarque en toute discrétion sur le bateau qu’ils ne quitteront plus, dans une magnifique scène nocturne, baignée de brume. La Captive aux yeux clairs est bien un western, mais un western qui ne ressemble à aucun autre, où les pistes poussiéreuses et rythmées par le bruit des sabots, a cédé la place au rythme tranquille (la plupart du temps en tout cas) du fleuve, où les éclaireurs ont plutôt la belle vie : lorsqu’ils ne paraissent pas sur le pont du bateau, ils chassent dans les terres, alors que les hommes d’équipage suent sang et eau pour faire avancer le bateau. Faignants, va…

Et bien sûr, comme ce n’est jamais le petit laborieux qui a le beau rôle, qui donc va se disputer les faveurs de la belle Indienne, que transportent le bateau ? Les deux amis éclaireurs, interprétés par le jeune chien fou Dewey Martin et le plus sage Kirk Douglas. Malin, Hawks nous fait croire un moment qu’on est dans un triangle amoureux comme tant d’autres. Mais que nenni. La rivalité entre les deux hommes prendra une tournure très, très inattendue, et loin du romantisme auquel on a généralement droit. Leur relation, au début très simple, se charge peu à peu d’un curieux sentiment de nostalgie, comme si l’un et l’autre regrettait que les tournants de leur cœur viennent compliquer une amitié si limpide…

Cette nostalgie baigne tout le film, dont le rythme est la plupart du temps assez lent, Hawks ne manquant aucune occasion de filmer la grandeur de ses décors naturels. C’est beau la nature, c’est beau le cinéma, et qu’est-ce que c’est beau, ce film…

 

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